Le manuel du serial killer de Frédéric MARS

Résumé de l’histoire : Dans deux ou trois heures tout au plus, ce garçon sera mort. Je vous raconte la suite ? Les hululements de douleur du môme qui se tient le ventre à deux mains ? Ses convulsions sur le sol de la cuisine familiale ? Les cris de la mère qui découvre son fils déjà quasi exsangue ? Raide comme une batte. Vidé ou presque de son sang, écrasé comme un petit cafard sur le carrelage immaculé. Les yeux du gamin ont cessé de papillonner.

Le coma ne va pas tarder à l’emporter. Même avec la meilleure volonté du monde, le médecin ne sera pas sur place avant plusieurs minutes. Et, sans soins immédiats, il va… Alors, je vous la raconte ou pas, cette suite ? Non. Je vais plutôt vous parler de moi. C’est ça, de moi seul. La mort est en moi. Là, dans ma tête. Elle y a toujours été comme chez elle.

Ce que j’en pense : Le titre pourrait faire sourire ou réfléchir, si au fil des pages, tous les ingrédients (ou presque) étaient mis en place pour une machination infernale. La réflexion est voulue par l’auteur : le crime parfait existe-t-il ? le manuel a-t-il les solutions pour tuer ? Je vous laisse lire cette histoire qui m’a beaucoup plue car l’auteur, très sympathique par ailleurs, a réussi à me manipuler jusqu’à la dernière page. Une vraie prouesse quand vous pensez détenir la vérité et que vous vous plantez salement, méchamment.
Du mensonge, des surprises, de la sauvagerie, des moqueries mais surtout un dénouement incroyable !!!
C’est sombre, c’est glauque mais qu’est-ce que c’est bon !!!!!
Bonne lecture.

Lu en version numérique.
Sortie nationale le 06 mars 2013.

Biographie de l’auteur : Frédéric Mars (né en 1968 à Paris) est un auteur français de romans dans des genres très divers, et scénariste pour la télévision. Il publie d’autres ouvrages sous diverses identités, y compris en qualité de prête-plume.
Ancien élève de Saint-Nicolas-Passy-Buzenval et du Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, diplômé du Celsa.
Après plusieurs années passées dans la presse magazine et diverses rédactions online, Frédéric Mars a quitté le journalisme et la photo pour ne se consacrer qu’à son travail d’auteur de livres. Outre ses romans, il a publié plus d’une quarantaine d’essais, documents et livres illustrés, sous diverses identités.
Thèmes de prédilection : l’odorat, le sommeil, les rêves, la sexualité, les différentes facettes d’une même personnalité et les limites de notre conscience.

A l’Iris noir à Bruxelles, l’auteur me dédicace « Les marcheurs »

Les refuges de Jérôme LOUBRY

Résumé de l’histoire : Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Ce que j’en pense : Jérôme LOUBRY est comme le bon vin, il se bonifie au fil de ses livres.
Je suis fan inconditionnelle car au-delà d’être un garçon charmant, sympathique et talentueux, ses histoires sont uniques ; elles flirtent toujours avec le mystère, l’irréel, le sombre, le noir, le violentissime sanguinolent. Et toujours en fond de trame les enfants ou les souvenirs d’enfance (voir « Le douzième chapitre »), leurs douleurs, leurs peurs, leurs solitudes.
On oscille encore une fois entre rêve et réalité, on voyage du passé vers le présent sans cesse, on affronte les fantômes des histoires.
Excellent moment de lecture.

Lu en version numérique.
Sortie nationale le 04 septembre 2019

Biographie de l’auteur : Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il a publié en 2017 chez Calmann-Lévy son premier roman, Les Chiens de Détroit, lauréat du Prix Plume libre d’Argent 2018.

salon de l’Iris noir à Bruxelles

En moi le venin de Philippe HAURET

Résumé de l’histoire : Franck, un ex lieutenant de police, retrouve ses anciens amis du lycée, tous empêtrés dans de troublantes affaires…Suite à un évènement tragique, l’ex lieutenant de police Franck Mattis se voit contraint de retourner sur les terres de son enfance. Il y retrouve d’anciens camarades de lycée. À commencer par l’envoûtante Esther, devenue chargée de communication pour le compte d’un candidat à la mairie sans scrupules. Mais aussi Valéry, le boss redoutable d’une boîte de nuit dans laquelle de jeunes femmes sont contraintes à la prostitution. Il y a aussi Ben, le passionné d’informatique qui végète dans son appartement en compagnie d’une étrange créature. Cécile, la secrétaire soumise aux jeux pervers de son employeur, Warren, l’amant stupide et incontrôlable, ou encore Moe, l’homme de main impitoyable qui ne rêve que de se retirer au calme avec ses chiens. Franck Mattis se voit plongé au cœur d’un monde qu’il ne connaît que trop bien, celui de la nuit, de la violence, du mensonge et de la désespérance. Une fois encore, il lui faudra lutter contre ses propres démons, et qui sait, peut-être enfin trouver la paix…Un roman noir angoissant qui vous fera suivre une série de personnages évoluant dans un univers empoisonné par le mensonge et la violence.

Ce que j’en pense : Roman très violent, très sombre, très dur, sans concession, même l’amour est secondaire.
Mais alors pourquoi est-ce aussi court ? Car lorsque l’histoire est top, la narration tellement réaliste, qu’il y a de l’action, que lorsque l’amitié, l’amour, l’abus de pouvoir, l’ascension vers le règne, le trafic de drogues, le proxénétisme et l’homosexualité sont réunis et font bon ménage, j’en redemande ….
Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il va falloir que j’attende encore un peu avant de vous lire à nouveau.
A lire de toute urgence et sans modération …

Je remercie chaleureusement les édtions JIGAL Polar pour leur confiance.
Sortie nationale le 20 septembre 2019.

Biographie de l’auteur : Né en 1963 à Chamalières, Philippe Hauret passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez. Après le divorce de ses parents et d’incessants déménagements, il échoue en banlieue sud parisienne. Sa scolarité est chaotique, seuls le français et la littérature le passionnent. En autodidacte convaincu, il quitte l’école et vit de petits boulots, traîne la nuit dans les bars, et soigne ses lendemains de cuite en écrivant de la poésie et des bouts de romans. Il voyage ensuite en Europe, avant de trouver sa voie en entrant à l’université. Après avoir longtemps occupé la place de factotum, il est maintenant bibliothécaire. Quand il n’écrit pas, Philippe Hauret se replonge dans ses auteurs favoris, Fante, Carver, Bukowski, joue de la guitare, regarde des films ou des séries, noirs, de préférence. …

LA VESTE et autres nouvelles de Léo VILLOTS

Résumé de l’histoire : LA VESTE et autres nouvelles. … Six au total, avec, pour point commun, le suspense trempé à l’encre noire.
Ne vous fiez pas à l’écriture poétique qui guide ces lignes ! L’envers du décor est glauque.
Sans bêtas, pas d’alpha ou le harcèlement dans toute son horreur.
Vous seriez-vous arrêtés, en voiture, pour aider cette vieille femme à l’allure douteuse ?
Et ces signes d’outre-tombe, saurez-vous les percevoir ?
La guerre, toujours la guerre, …. et ses séquelles.
Accident mortel, mais pas pour tout le monde !
Un légionnaire à la recherche de son passé, à  Dinan : alors, coupable ou innocent ?

Ce que j’en pense : Un recueil de six nouvelles poétiques mais pas que …. !!!!!
Car au-delà des différents thèmes abordés – vengeance, fantômes, amour inavoué, harcèlement, … etc – l’auteur a réussi à mélanger la poésie et l’écriture narrative sans dénaturer le récit. Rédigés comme des poèmes, ces histoires sont pleines de surprises.
J’aime beaucoup l’univers de l’auteur car Léo VILLOTS ose : avec son premier roman « MALEFIQUES » (voir retour lecture sur le blog), quelle maîtrise !!!! Une enquête rondement menée, une histoire simple, claire, précise.
Avec « LA VESTE et autres nouvelles », l’auteur se met en danger, c’est culotté mais plutôt réussi.
Je ne suis pas fan de poésie et surtout je ne sais pas lire la poésie … aussi j’ai été complètement étonnée d’avoir adhérer à ce style d’écriture, et surtout que l’on puisse raconter des petites histoires en rimes.
Parmi ces six histoires/poêmes, un seul n’a pas eu trop mes faveurs … je vous laisse deviner !!!
Ce petit recueil mérite amplement sa place dans les rayonnages de nos librairies.

Uniquement en version numérique.
Je remercie chaleureusement l’auteur Léo VILLOTS pour sa confiance.
Sortie nationale le 18 septembre 2019.

Biographie de l’auteur : Léo Villots, de son vrai nom Olivier Le Gal, est né en 1969 en région parisienne mais vit désormais en Bretagne, à Dinan.
Infirmier, marié, un enfant, LA VESTE est son second  livre. Avec son premier, MALEFIQUES, un thriller paru aux éditions La Gidouille, il a reçu de nombreux encouragements. LA VESTE sera-t-elle aussi bien accueillie ?

Ils étaient vingt et cent … de Stanislas PETROSKY

Résumé de l’histoire : Un roman noir glaçant, pour ne jamais oublier.
L’histoire d’un homme qui a vu la construction et la libération du plus grand camp d’extermination de femmes du IIIème Reich, un homme qui a vécu des deux côtés des barbelés et qui a eu la vie sauve grâce à son art.
Gunther, jeune allemand opposé au régime nazi, excelle dans l’art du dessin.
Il se retrouve promu illustrateur officiel du camp de Ravensbrück, son œil d’artiste interprète la vie et surtout la mort.

Ce que j’en pense : Le livre de l’année 2019, celui qui sera tout en haut de mes coups de coeur.
Emouvant, écoeurant, effroyable, insoutenable. D’une puissance d’écriture incroyable !!!
A travers de nombreuses références historiques et le crayon d’un jeune adulte, Gunther, les images sont d’une barbarie inconcevable et d’un réalisme remarquable.
Je pourrai vous écrire des mots et des mots de ce roman mais plutôt … je vous conseille sans plus attendre de vous plonger dans cette lecture sombre, noire mais unique.
MAGNIFIQUE. BOULEVERSANT.
POUR NE PAS OUBLIER.

A LIRE DE TOUTE URGENCE.
Sortie nationale le 11 avril 2019.

Biographie de l’auteur : Stanislas Petrosky, de son vrai nom Sébastien Mousse, est un écrivain qui vit en Normandie.
C’est après une première vie de thanatopracteur qu’il rentre en écriture. 
Après quelles nouvelles, il se lance dans l’écriture d’un roman noir historique « Ravensbrück mon amour » (2015) et reçoit le Grand prix des Blogueurs 2016 qui sera suivi par une romance noire sur la dépression « L’amante d’Etretat » (2016). 
En 2016, il publie « Je m’appelle Requiem et je t’… », puis la suite, « Dieu pardonne, lui pas ! », aux éditions LaJouanie, en 2017. 
Aujourd’hui avec son personnage de Requiem, prêtre exorciste déjanté, il égale les grands auteurs du noir burlesque avec un style mêlant humour et polar.