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Rien dans la nuit que des fantômes de Chanelle BENZ

Résumé de l’histoire : Voici trente ans que Billie James n’a pas remis les pieds dans le Mississippi. Un sacré tempérament, quelques dollars en poche et son chien Rufus au bout de sa laisse, elle débarque à Greendale et s’installe dans une bicoque décrépite où vécut autrefois son père. Ce dernier, poète noir de renom, est mort de manière accidentelle alors que Billie n’avait que quatre ans. La petite fille était présente au moment du drame, mais n’en a conservé aucun souvenir.
Alors que les voisins font preuve d’un comportement étrange, que des rumeurs circulent, laissant soupçonner une tout autre vérité quant à la mort du père de Billie, celle-ci mène son enquête, aidée par son oncle et un drôle d’olibrius universitaire. Ensemble, ils vont exhumer de profonds secrets, dévoilant peu à peu l’histoire de ses origines mais aussi, en toile de fond, celle d’un pays marqué par les blessures toujours à vif de la ségrégation.

Ca n’engage que moi : Quelle déception !!! Je n’ai absolument rien compris à l’histoire…. Roman noir avec une écriture trop tarabiscotée, l’histoire est confuse, beaucoup de questions sans réponses, un dénouement qui fait plof !!!
Un grand mystère….

Je remercie chaleureusement les éditions SEUIL pour leur confiance.
Sortie nationale le 05 mars 2020.

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Toute la violence des hommes de Paul COLIZE

Résumé de l’histoire : L’histoire de Nikola Stankovic et celle de tout un pays détruit par la guerre.
Dans la banlieue de Bruxelles, une jeune femme est retrouvée sans vie dans son appartement, criblée de coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, dernière personne que la victime
a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier d’artiste. Malgré ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie, que l’on surnomme
le Funambule et qui émaille les rues de Bruxelles de fresques ultra-violentes.
Muré dans le silence, le jeune homme nie tout en bloc et ne répète plus qu’une seule phrase :
c’est pas moi.
Si la force de Niko réside dans son mystère, les personnages clés de ce roman sont incarnés par Philippe Larivière, l’avocat de Nikola et Pauline Derval, la directrice de l’Établissement de défense sociale, qui va garder le jeune homme en observation pour quelques semaines. Ces deux professionnels rompus à l’exercice ont beau voir que tout accuse Niko, aucun des deux ne peut y croire. Ils vont devoir suivre leur instinct et laisser venir l’histoire. La vraie, celle de Niko et celle de tout un pays détruit par la guerre.

Ca n’engage que moi : Encore un auteur belge très connu … et c’est un énorme coup de coeur.
L’histoire se déroule sur deux périodes : lorsque l’on est projeté dans le passé du personnage principal, Nikola, c’est l’horreur, la violence, le sang, le viol et lorsque le présent arrive, on se retrouve dans une violence moderne, celle de la persécution, de l’enfermement, de la trahison.
A travers les rues de Bruxelles, j’ai cheminé grâce à Dali, Pollock, Watteau, Picasso avec Nikola.
La dureté des dessins reproduits par Nikola est surréaliste, très sombres, éprouvants de détails.
L’auteur a sûrement écrit son roman le plus noir et le plus abouti ; tout en cherchant la vérité, Paul COLIZE décrit le quotidien des prisons, le système judiciaire, les agences sociales, la justice et la difficulté des recherches des preuves, tout en laissant à son lecteur se faire son propre avis. Cela m’a fait froid dans le dos.
Mais, heureusement, il existe des personnes bienveillantes, compréhensives, patientes.
Et c’est tout l’intérêt de ce livre : faire cohabiter le mal avec le bien.
Gros coup de coeur.

Je remercie chaleureusement les éditions Hervé CHOPIN et Agnès CHALNOT pour leurs confiances. Sortie nationale le 05 mars 2020 (317 pages)

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Et toujours les forêts de Sandrine COLLETTE

Résumé de l’histoire : Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

Ce que j’en pense : POW POW POW !!!! Quelle histoire, quelle écriture …
Déçue par « Animal » (son avant-dernier livre), j’attendai beaucoup de ce nouveau roman très noir … surtout que l’auteure sera présente à la foire du livre de Bruxelles et que je souhaitai vivement la rencontrer.
Dès le départ, le décor est planté ; insoutenable dureté de la vie, abandon, froideur … heureusement que le soleil brille pour tout le monde et que le répit de la vie sera au rendez-vous. Mais pas pour longtemps …
Car c’est le chaos, tout est en cendres, le vide absolu.
L’intelligence de ce récit a été de montrer par anticipation notre futur si nous ne faisons pas attention ; la prise de conscience et le message sont très intéressants car l’auteure a fait également le choix de dénoncer les conséquences de la sur-consommation avérée à travers une famille et ses conséquences. Le réchauffement climatique est au coeur de ce récit.
D’une force descriptive incroyable, le récit fait froid dans le dos ; aucun espoir car tout est mort, c’est la panique, tout est noir, on sent les odeurs de brûlés, on entend le calme oppressant ; les dérives de notre société sont cruellement décrites et pointées du doigt.
UN ENORME COUP DE COEUR.
A lire absolument !!!!

Lu en version numérique
Sortie nationale le 02 janvier 2020

Biographie de l’auteure : Sandrine Collette, née en 1970 à Paris est une romancière française.