Ah, les braves gens ! de Franz BARTELT

Résumé de l’histoire : À Puffigny – un village ou, plutôt, « un gros bourg tellement perdu au fin fond de la France profonde que les cartographes n’ont même jamais vraiment pu le situer avec exactitude » –, les habitants sont renommés pour être tous plus menteurs les uns que les autres. Difficile d’espérer y mener une enquête. C’est pourtant ce que va tenter Julius Dump, un peu rentier, beaucoup écrivain médiocre, parti sur les traces de son père disparu et d’un mystérieux butin. Car toutes les pistes mènent à Puffigny. Mais où exactement ? Et comment trouver des réponses dans un village où chacun semble vivre au jour le jour, le nez en l’air et le verbe éclatant ? Julius n’a peut-être pas tout à fait mis les pieds dans un village de fous, mais ça y ressemble beaucoup. Matière à roman ? Et comment !

Ce que j’en pense : Ah, mais quel humour … !!!!! C’est le premier livre de l’auteur que je lis, donc vraie découverte et surtout sans avis particulier reçu, je suis partie à l’aventure.
Tout d’abord il faut savoir que si l’humour est secondaire chez vous, eh bien c’est dommage car le rire est au rendez-vous …. et beaucoup … Les dialogues sont dignes de ceux d’Audiard, comme dans un film des années soixante, c’est ringard à souhait (qui connaît Puffigny ?????) mais c’est tellement kitch que j’ai A D O R E.
Vous trouverez, à travers les différents personnages rencontrés, un mélange des Muppets show avec toute leur méchanceté, leur moquerie et leurs blagues à trois sous, un petit peu de la famille Groseille (« La vie est un long fleuve tranquille ») a little has been ; les prénoms et noms de famille sont à coucher dehors ou à dormir debout … c’est selon votre forme !!!!!
J’ai aussi parfois ri jaune, j’ai un peu broyé du noir, heureusement que la bière « belge !!!!! » fraîche était bonne et coulée à flôts.
Cette histoire est hors classement, hors catégorie, hors des sentiers battus …
Rock’n roll attitude garanti !
Vive PUFFIGNY et ses habitants !!!!

Je remercie chaleureusement les éditions du Seuil pour leur confiance.
Sortie nationale le 03 octobre 2019.

Biographie de l’auteur : Franz Bartelt, né le 7 octobre 1949 aux Andelys, dans l’Eure1, est un romanciernouvellistepoètedramaturge et feuilletoniste français.
Franz Bartelt est le fils d’un ébéniste d’origine poméranienne (frontière germanopolonaise) et d’une Normande2. La famille Bartelt s’installe dans l’Eure, où en 1949 naît Frantz Bartelt qui arrive dans les Ardennes à l’âge de quatre ans et s’installe d’abord à Boulzicourt, puis à Charleville-Mézières, la région d’Arthur Rimbaud, un endroit prédestiné pour le jeune Franz qui apprend à lire dans les romans policiers que dévore sa mère et commence à écrire à l’âge de treize ans. Un an plus tard, il quitte l’école et gagne sa vie en enchaînant les petits boulots. À dix-neuf ans, il entre dans une usine de transformation de papier à Givet, un autre lieu symbolique pour l’écrivain qu’il est en passe de devenir.
En 1980, il s’installe à Nouzonville. Pendant cinq ans de labeur, au rythme des trois-huit, il aligne deux volumes par an sans se soucier de se faire publier. À partir de 1985, il fait de l’écriture son unique moyen de subsistance depuis sa résidence dans les Ardennes.
À partir de 1995, il connaît la consécration avec la publication de ses romans, bien reçus par la critique et dont certains sont sélectionnés pour des prix littéraires : Les Fiancés du paradis (1995), La Chasse au grand singe (1996), Le Costume (1998), Les Bottes rouges (2000), Le Grand Bercail (2002) et Terrine Rimbaud (2004).
« Je suis d’un pays construit par le silence. Et qui assemble, vallée contre vallée, d’autres pays vieux et lointains. Ma jeunesse s’est brûlée dans la plaine. Je n’ai que des souvenirs de plein été. Je m’en irais bien, certains jours, vers ce temps sans noblesse, qui va. Je m’en irais bien, certains jours, au-devant des fatigues de la liberté, vers ces matins de brumes harnachées de soleils, vers ces rivages verts que le vent pousse dans la mer, vers ces villes de brique rousse et de froid, posées sur des paysages plus lumineux que le ciel. Certains jours, je m’en irais bien pour m’en aller. » (Extrait de Les Marcheurs)
Poète, nouvelliste et feuilletoniste, il est également dramaturge et a donné huit pièces de théâtre pour France Culture. Il signe aussi des chroniques estivales à L’Ardennais. Il remporte le prix Mystère de la critique 2018 et le trophée 813 2018 du meilleur roman francophone pour son roman policier Hôtel du Grand Cerf, paru en 2017.

Les refuges de Jérôme LOUBRY

Résumé de l’histoire : Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Ce que j’en pense : Jérôme LOUBRY est comme le bon vin, il se bonifie au fil de ses livres.
Je suis fan inconditionnelle car au-delà d’être un garçon charmant, sympathique et talentueux, ses histoires sont uniques ; elles flirtent toujours avec le mystère, l’irréel, le sombre, le noir, le violentissime sanguinolent. Et toujours en fond de trame les enfants ou les souvenirs d’enfance (voir « Le douzième chapitre »), leurs douleurs, leurs peurs, leurs solitudes.
On oscille encore une fois entre rêve et réalité, on voyage du passé vers le présent sans cesse, on affronte les fantômes des histoires.
Excellent moment de lecture.

Lu en version numérique.
Sortie nationale le 04 septembre 2019

Biographie de l’auteur : Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il a publié en 2017 chez Calmann-Lévy son premier roman, Les Chiens de Détroit, lauréat du Prix Plume libre d’Argent 2018.

salon de l’Iris noir à Bruxelles