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Mon top 10 de l’année 2020

Une année très particulière, les parutions ont été ralenties voire annulées et/ou reportées.
Parmi toutes celles qui ont eu la chance d’être présentes en librairies, certaines m’ont marquée.
Je vous propose donc mon top 10 de l’année 2020.
Bien entendu, cette liste n’engage que moi ;
L’année 2021 s’annonce tout autant intéressante et j’espère que les coups de coeur seront au rendez-vous.
Bonne lecture, bonne découverte !!!

Patricia HESPEL « La dernière maille »
Sandrine COLLETTE « Et toujours les forêts »
Paul COLIZE « Toute la violence des hommes »
Fiona CUMMINS « Le collectionneur » (1er roman)
Elisa VIX « Assassins d’avant »
JK ROWLING « Harry Potter et l’enfant maudit »
Fiona CUMMINS « L’ossuaire »
Marie-Hélène LAFON « Histoire du fils
Frédéric ERNOTTE « C’est dans la boîte » (1er roman)
Sophia MAVROUDIS « Stavros » (1er roman)

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Trois jours de Petros MARKARIS

Résumé de l’histoire : Dans ce recueil de huit nouvelles, Petros Markaris nous promène dans le temps et dans l’espace, de la Grèce contemporaine à celle des colonels, de l’Allemagne d’aujourd’hui à celle de 1944, d’Athènes à Istanbul durant les pogroms visant la communauté grecque. Le lecteur retrouve l’hypersensibilité de l’auteur à la question des migrants et de « l’étranger », le dégoût du nationalisme, l’analyse subtile des relations complexes entre Grecs et Turcs tantôt oppresseurs, tantôt opprimés. Et les effets durables de la crise sur la population.
Au fil des énigmes, des investigations, des cadavres exhumés, Petros Markaris déploie tout son registre, du tragique abordé avec pudeur au rire franc en passant par le sarcasme et le sourire en coin.
En fustigeant l’état de la société à travers des enquêtes criminelles, il démontre une fois de plus ses talents de conteur, d’observateur attentif de son époque, de commentateur incisif et lucide. Sans jamais se défaire de son empathie pour ses personnages.

Ca n’engage que moi : Lors d’une interview de Sophia MAVROUDIS, celle-ci faisait part de son enthousiasme à lire Petros MARKARIS.
D’origine turque mais connaissant parfaitement l’histoire de la Grèce (il y vit et y enseigne), et à travers ses nouvelles, Petros MARKARIS dénonce et décrit avec humour, colère, bienveillance, noirceur les relations gréco-turque.
Avec beaucoup d’empathie pour ses personnages, ces huit histoires – policières-historiques-noires- m’ont, une fois de plus, plongée dans un pan historique, méconnu, de la Grèce et de la Turquie, des relations très tendues entre ces deux pays.
Un excellent livre à découvrir.

Je remercie chaleureusement les éditions SEUIL pour leur confiance.
Sortie nationale le 07 décembre 2019.

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L’anomalie d’Hervé LE TELLIER

Résumé de l’histoire : « Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension ». En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte. Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.
Roman virtuose où la logique rencontre le magique, L’anomalie explore cette part de nous-mêmes qui nous échappe.

Ca n’engage que moi : Cela fait de nombreuses années que je ne lis plus de prix Goncourt. Trop élitiste, trop bling-bling, parfois sidérée par les romans primés, alors pourquoi celui-ci m’a fait du pied, je ne sais pas…
Dans tous les cas, c’est une belle surprise et je ne regrette pas ma lecture. Malgré quelques longueurs et une fin qui m’a laissée sceptique, je dois reconnaître que l’auteur a su me captiver par son histoire, ses personnages, son style d’écriture, son humour, son dynamisme, son imagination ; je reconnais que j’ai apprécié ce roman.
Je dois saluer l’ouverture d’esprit du jury du Goncourt car ce livre a le mérite d’être plus accessible à un public très élargi.
A lire.

Sortie nationale le 20 août 2020.

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Histoire du fils de Marie-Hélène LAFON

Résumé de l’histoire : Le fils, c’est André. La mère, c’est Gabrielle. Le père est inconnu. André est élevé par Hélène, la sœur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines. Chaque été, il retrouve Gabrielle qui vient passer ses vacances en famille. Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, Histoire du fils sonde le cœur d’une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences. Avec ce nouveau roman, Marie-Hélène Lafon confirme la place si particulière qu’elle occupe aujourd’hui dans le paysage littéraire français.

Ca n’engage que moi : Magnifique roman. Une écriture incroyable. Que d’émotions. Un secret de famille longuement enfoui, explosera un jour mais avec une telle délicatesse, une telle bienveillance incroyable, que toute colère sera absente. Un degré de résilience extraordinaire.
J’ai tellement aimé cette histoire ; je ne connaissais pas l’auteure, cela n’a été que pur bonheur.
Prix Renaudot 2020 amplement mérité, une belle surprise en cette fin d’année.
Auteure à découvrir.
A lire de toute urgence.

Sortie nationale le 19 août 2020

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Chavirer de Lola LAFON

Résumé de l’histoire : 1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c’est un piège, sexuel, monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d’autres collégiennes.
2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation.
Devenue danseuse, notamment sur les plateaux de Drucker dans les années 1990, Cléo comprend qu’un passé qui ne passe pas est revenu la chercher, et qu’il est temps d’affronter son double fardeau de victime et de coupable.
Chavirer suit les diverses étapes du destin de Cléo à travers le regard de ceux qui l’ont connue tandis que son personnage se diffracte et se recompose à l’envi, à l’image de nos identités mutantes et des mystères qui les gouvernent.
Revisitant les systèmes de prédation à l’aune de la fracture sociale et raciale, Lola Lafon propose ici une ardente méditation sur les impasses du pardon, tout en rendant hommage au monde de la variété populaire où le sourire est contractuel et les faux cils obligatoires, entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs.

Ca n’engage que moi : Si le thème a été au coeur des médias (et il le fallait sûrement) il y a quelques mois, je suis restée assez déçue par ce récit qui malgré un bon début est parti un peu dans tous les sens au fil de ma lecture.
Je dirai que le rythme a été saccadé, une première partie très prometteuse, un grand passage à vide où je n’ai pas reconnu la plume de l’auteure, et un redémarrage et une fin assez bien structurés.
Alors même si j’en attendais beaucoup et malgré ma déception, j’ai été au bout de cette histoire.
Malheureusement le roman ne restera pas gravé dans ma mémoire.

Sortie nationale le 19 août 2020

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Noir côté cour de Jacques BABLON

Résumé de l’histoire : Dans un immeuble parisien, les habitants de chaque étage ont leurs sombres secrets…
Paris. Un immeuble ancien avec une cour pavée. Cinq étages. Fin de semaine calme. Si ce n’est que… Que la grosse fête au quatrième chez ces trentenaires bien dans leur époque tourne mal. Qu’au premier, un des deux Lettons de passage dans la capitale a pris un éclat de grenade GLI-F4 dans le dos et saigne comme un bœuf. Que l’homme du deuxième qui a accueilli une sans-papiers ne rêve que de la baiser. Que la belle étrangère sait particulièrement bien calmer les ardeurs des hommes qui se croient tout permis. Que le jeune du cinquième connaît tout des horreurs commises par le salaud du deuxième et qu’il ne va pas en rester là. Que l’importateur de pistaches qui habite au troisième a pris une balle dans la tête. Mais qui pourrait affirmer que dans ce nid de vipères l’amour ne pourrait pas éclore ?
Un roman noir qui, à travers cet imbroglio d’intrigues, vous tiendra en haleine !

Ca n’engage que moi : Histoire très mouvementée dans un petit immeuble où tout le monde se connaît, les personnages sont complètement atypiques et les apparences sont souvent trompeuses, une écriture très dynamique, je me suis régalée à la lecture de ce roman.
En plus de la noirceur et de la cruauté de certains passages, un brin d’humour et d’amour ont été les bienvenus et ont fait bon ménage.
A découvrir pour un agréable moment.

Je remercie chaleureusement les éditions JIGAL pour leur confiance.
Sortie nationale le 15 septembre 2020.

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Le miroir du damné de Frédéric LIVYNS et JB LEBLANC

Résumé de l’histoire : Au cœur du massif des Maures, le petit village de Tarsac est le cadre de meurtres sauvages qui font ressurgir la peur et la paranoïa.
Qui est cet assassin particulièrement retors qui ne laisse aucune trace et semble connaître parfaitement ses victimes ?
C’est ce que devront découvrir le lieutenant Courtas du SRPJ de Toulon et Martin Fabre, le chef de la police municipale. Cette enquête les confrontera à des croyances révolues sur fond de sorcellerie et à un étrange miroir qui semble être le cœur de l’énigme.
Mais, dans cette cuvette infernale écrasée par la chaleur, les morts se succèdent à un rythme effréné, et le temps leur manque…

Ca n’engage que moi : Alors là je dis WAOUH !!!!!!
Une histoire d’horreur, un truc de dingue, de malade, de ouf …. bref j’ai adoré cette histoire écrite à quatre mains. J’ai aimé l’ambiance pesante, malsaine, glauque, j’ai apprécié la psychologie des personnages, tous plus fous et machiavéliques les uns que les autres, j’ai adoré l’histoire, ahurissante, imaginative. Et surtout quelle qualité d’écriture…. topissime !!!
Pas de temps morts, pas de répit, les morts s’enchaînent, le sang coule et je me suis baignée dedans, complètement prise au piège.
A lire absolument.

Sortie nationale le 1er avril 2017

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Dans les ténèbres de Cara HUNTER

Résumé de l’histoire : Une femme et son enfant ont été séquestrés pendant des mois dans une cave d’un quartier d’Oxford. Personne n’avait signalé leur disparition, la femme est mutique, elle ne dit pas un mot, et le propriétaire de la maison jure ses grands dieux ne pas les connaître. Le quartier est sous le choc, évidemment. Comment expliquer que personne n’ait rien vu, rien entendu ? Que s’est-il passé ? Qui sont ces gens ?
D’expérience, l’inspecteur Adam Fawley peut l’affirmer : personne n’est jamais aussi innocent qu’il y paraît. La clef est donc sous ses yeux, à lui de la trouver.

Ca n’engage que moi : Suite de « Sous nos yeux », j’attendais avec impatience cette nouvelle histoire, les personnages étant très attachants.
Une fois de plus, je n’ai pas été emballée par l’écriture et la narration ; encore trop confus pour moi, trop détails, trop de personnes présentes, des indices parfois oubliés, des personnages pour qui je n’ai eu aucune sympathie.
Je suis une nouvelle fois déçue et c’est bien dommage car les pistes lancées auraient pu être beaucoup mieux exploitées.
Je ne suis pas sure de continuer avec cette auteure, car cette deuxième lecture, reste, comme pour la première, assez brouillon.
Désolée…

Je remercie chaleureusement les éditions Bragelonne pour leur confiance.
Sortie nationale le 15 mai 2019

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Sois gentil, tue-le de Pascal THIRIET

Résumé de l’histoire : La mer, elle est partout. Et parfois, au milieu, il y a des îles. Pascal et Murène sont des insulaires mais pas de la même île. Lui, c’est une île de l’océan, et elle, une de Méditerranée. Ensemble, ils pêchent sur un chalutier. Le Mort, il s’appelle. Dessus, ballotés par les vagues et les tempêtes, ils vont bien ensemble. Mais à terre, avec leur passé à traîner, c’est pas facile tous les jours… La mer, on dit qu’elle est cruelle mais elle peut être généreuse aussi. La preuve, elle, elle rend toujours les corps. À terre, c’est parfois plus compliqué… Alors quand il reçoit la lettre de Murène, Pascal ne peut l’ignorer. C’est trop tard. Il faut qu’il y aille ! Il sort le fusil, il reste six chevrotines. C’est plus que suffisant…

Ca n’engage que moi : Un court roman noir, dont je n’ai pas tout compris à l’histoire. Une chose est sûre c’est que l’amitié et l’amour y sont très forts. L’écriture est agréable ; les phrases sont courtes ; les mots sélectionnés avec justesse.
Belle découverte mais sans plus…

Je remercie chaleureusement les éditions JIGAL pour leur confiance.
Sortie nationale le 15 février 2020.