Auteur(e) français(e), Policier

L’heure des chiens de Thomas FECCHIO

Résumé de l’histoire : En l’espace d’un week-end, le quotidien de la ville de Soissons sombre dans le chaos. Le carré musulman de la nécropole dédiée aux soldats de 14-18 est atrocement profané et de l’autre côté de la ville, Julia, en convalescence à la suite d’un accident traumatisant, trouve une main sauvagement coupée sur les berges de l’Aisne. L’adjudant Gomulka, gendarme désabusé et proche de la retraite, se voit confier ces deux enquêtes. Face à la violence et la noirceur de ces crimes, il ne s’opposera pas à la demande de renfort en la personne du lieutenant Delahaye, surnommé « la Machine ». Milieu extrémiste, cités en crise, hôpitaux psychiatriques aux méthodes douteuses et migrants en quête d’un Eldorado, tels sont les terrains que Gomulka et Delahaye vont devoir défricher pour démêler l’écheveau de ces deux affaires, qui n’en formeront peut-être qu’une.

Ca n’engage que moi : Découvert avec son très prometteur premier roman « Je suis innocent », cette nouvelle histoire devait tenir toutes ces promesses, pari presque réussi !!!
J’ai aimé la narration ; proche du style des one-shot de Franck THILLIEZ, l’auteur prend tout son temps pour mettre en place son histoire.
J’ai aimé sa façon de reconstituer le puzzle de cette affaire ; les pièces sont très dispersées et pourtant tout est à sa place.
J’ai aimé le lieu où l’action se déroule ; l’auteur, encore une fois, m’a fait découvrir le côté pas très drôle d’une ville.
J’ai aimé ses personnages écorchés, paumés, meurtris, ruinés affectueusement, certains m’ont émue, d’autres m’ont laissée indifférente.
J’ai aimé cette précision à faire jaillir les sentiments, les colères des personnes, tout en les faisant cohabités bon an mal an ; la bienveillance n’est pas toujours présente !! mais ceux qui devaient s’en sortir ont réussi et c’est l’essentiel.

Il m’a juste manqué un peu de rythme dans les premiers chapitres mais qui, au final, ne m’a pas fait lâcher l’affaire. Et c’est tant mieux !

Je remercie chaleureusement l’auteur pour sa gentille dédicace et les éditions Seuil cadre noir pour leur confiance.

Auteur(e) français(e), Policier

Tarmac blues de Gérard CARRE

Résumé de l’histoire : Léonard Delevigne est le tout jeune patron de la BAND, branche spéciale de la brigade des Stups de Paris en charge de la lutte contre le narco-djihadisme. Milovan Milosevic, commandant dans la même unité, est le « presque » frère de Léonard que ses parents ont adopté lorsqu’ils étaient adolescents. A l’inverse de Léonard, Milo est un homme d’action, pulsionnel et intuitif, pour qui la fin justifie souvent les moyens. Salomé Delevigne, une brillante avocate d’origine juive hongroise, a rencontré ces deux hommes de sa vie le même jour, une vingtaine d’années auparavant. Elle les a aimés l’un et l’autre, incapable de choisir entre le cérébral et l’aventurier, jusqu’à ce que Milo s’engage dans les casques bleus de l’ONU pour laisser le champ libre à ce « presque frère » envers qui il se sent redevable. Jüri Ostnik, alias Viking, est le parrain d’un important cartel, incarcéré à Fleury pour détention et trafic de drogue. Afin de faire pression sur son mari, Viking donne l’ordre à ses hommes d’enlever Salomé qui est enceinte et prête à accoucher de jumeaux…

Ca n’engage que moi : DU GRAND ART !!!!
Je l’ai faite durer cette lecture, j’ai pris touuuuuuuut mon temps pour bien apprécier cet ENORME coup de coeur.
Comme pour les poupées russes, les histoires s’imbriquent les unes dans les autres, pour finir en feu d’artifice.
J’ai aimé, incontestablement, la narration. Le plaisir de lire a été évident, du début à la fin, car tout est maîtrisé. Des références musicales glissées ça et là, poétiques, historiques à l’humour voire même à quelques éclats de rire ; de l’histoire personnelle des personnages ; de leur ressenti parfois indécis et malmené : tout est bon !!!
J’ai aimé, à l’intérieur des courts chapitres où l’écriture est dynamique, ces flashbacks, ces périodes passées indispensables et indissociables pour mieux apprécier l’histoire.
J’ai aimé toute cette humanité, cet amour, cette amitié, cette bienveillance, pas gagnés au vu des circonstances, que l’auteur a su introduire dans son roman, toujours au bon moment.
Et enfin, j’ai aimé le thème abordé : brut, dur, flippant, affligeant, écoeurant et tellement présent.
Merci pour cet exceptionnel moment de lecture.
Top 10 assuré !!!!

A lire de toute urgence !!!

Je remercie chaleureusement les éditions JIGAL pour leur confiance et pour leur découverte de pépite.

Auteur(e) français(e), Policier

Vert samba de Charles AUBERT

Résumé de l’histoire : Mettez-vous au vert
Le cadavre d’un ostréiculteur est retrouvé près d’un étang. Puis un second. Coïncidence mystérieuse : les deux ont le même tatouage sur le bras.
Il n’en fallait pas plus pour relancer Lizzie et Niels. Accompagné de Vieux Bob et du capitaine Malkovitch, le couple va tenter de mettre la lumière sur cette affaire sordide.
Une enquête qui les conduira sur les traces d’un vieux groupe de rock local dont les membres semblent appartenir à l’extrême droite locale.

Ca n’engage que moi : Toujours aussi plaisant à lire, l’ambiance est plus intimiste et basée sur les personnalités, les vies passées des personnages. J’ai senti dès le début que des tensions étaient présentes et profondes pour certains. Les sentiments que se portent les uns aux autres sont dévoilés et vont être mis à rude épreuve ; certaines vérités seront dites et très dures à accepter.
L’histoire des meurtres va également impacter ce noyau de femmes et d’hommes aux forts caractères ; tout explosera. Peut-être que cela sera un mal pour un bien ; j’espère que je retrouverai le couple LIZZIE et NIELS, car « Rose madison » est un joli titre pour un bonheur peut-être retrouvé.
Un récit très abouti que je vous recommande.
Emotionnellement, vraisemblablement le plus intéressant.

Je remercie chaleureusement les éditions SLATKINE pour leur confiance.
Sortie nationale le 11 mars 2021.

Auteur(e)s asiatiques, Médical, pharmaceutique, Policier

La belle suicidée d’Aoyama de Maïko KATO

Résumé de l’histoire : Tokyo, 2022. Le cadavre d’un journaliste, Shoji Kurita, est retrouvé dans un appartement inoccupé par le capitaine Yoshida et le lieutenant Kanda. L’autopsie révèle un corps prématurément vieilli, incompatible avec le jeune âge de la victime. Tandis que les deux enquêteurs rencontrent son voisin, Shunji Hasegawa, commercial chez Cellvie, dont le président était au cœur des investigations du journaliste, l’ex-compagne du mort est embauchée par le gros fabricant de compléments alimentaires anti-âge japonais. Entre-temps, Haruma Kanda sauve du suicide Yuki Nakatani, l’une des héritières dudit empire pharmaceutique ; une amulette bouddhique, vestige d’un crime ancien, réapparaît. Et si le passé enténébrait cette affaire ultra-sensible ? Commence pour Yoshida et Kanda une plongée dans les ramifications de Cellvie et de l’association Next Youth, entre secrets enterrés et pratiques eugénistes, sur fond d’élection d’un nouveau Premier ministre.

Ca n’engage que moi : Mi-figue, mi-raisin avec cette histoire. Autant l’intrigue m’a interpellée par son originalité, autant le récit reste un poil brouillon, surtout dès le début avec ce nombre incroyable de noms à retenir.
Pourtant tout tient la route – l’intrigue, le suspens, la tension, les personnages – et malgré cette profusion de personnages à retenir, à la fin du récit j’y ai retrouvé mes petits. Allez donc savoir pourquoi je reste sceptique.
Ceci dit je renouvellerai sûrement une prochaine lecture de cette auteure qui a su éveiller ma curiosité.
Libre à vous de vous lancer dans l’aventure japonaise.

Je remercie chaleureusement l’auteure pour sa gentille dédicace et les éditions du Seuil Cadre noir pour leur confiance.
Sortie nationale le 08 avril 2021.

Arts (musique, peinture, sculpture,), Auteur(e) français(e), Policier

Jeu de peaux d’Anouk SHUTTERBERG

Résumé de l’histoire : 2019. À trente-trois ans, Juliano Rizzoni est un jeune peintre prodige encensé par la scène artistique contemporaine internationale.
Jet-setter et jouisseur à l’extrême, il affole autant les Unes des tabloïds que les galeries prestigieuses du monde entier.
Initié au Japon à la technique du tatouage Irezumi, aussi violente qu’ancestrale, il signe dix tatouages d’art sur le dos de ses amant(e)s.
L’affaire prend une tournure inquiétante lorsque les peaux tatouées sont déposées anonymement chez Sotheby’s Paris pour une mise aux enchères hors norme.
En l’absence de corps, le commissaire Stéphane Jourdain et l’inspectrice Lucie Bunevial, sont saisis de l’enquête pour homicides multiples.
Une affaire sanglante et terrifiante qui les mènera d’un bout à l’autre de la planète dans le milieu de l’art contemporain.

Ca n’engage que moi : Très belle découverte mais quel culot de la part de l’auteure pour un premier livre. Le thème abordé, les retours passé-présent auraient pu me dérouter si l’auteure, justement, n’avait pas maitrisé du début à la fin son histoire. J’ai beaucoup aimé ces moments passés au Japon et la cérémonie autour du tatouage sur les peaux ; j’ai également très vite changé d’avis sur ce jeune peintre prodige ; tous les codes qu’il suit méticuleusement pour mener à bien son apprentissage. C’est essentiellement cette partie du roman qui m’a le plus interpellée et que j’ai le plus apprécié ; non pas que le reste soit mauvais mais dès le retour du Japon, l’enquête policière va très vite venir sur les devants de la scène et c’est en grande partie grâce à l’originalité du thème qui vient mettre du piment dans ce récit qui fait la force de ce premier livre.
Je vous conseille vivement ce roman.

Je remercie chaleureusement l’auteure pour sa gentille dédicace et les éditions SEUIL Cadre noir pour leur confiance.
Sortie nationale le 1er avril 2021.

Auteur(e) belge, Humour, Policier

Les bonbons de Bruxelles de Nadine MONFILS

Résumé de l’histoire : Le commissaire Léon se rend à Bruxelles, pour l’enterrement de son oncle Jef. Dans le train, il rencontre Madeleine, une vieille dame étrange qui semble provenir d’une autre époque. Elle parle un peu avec lui et lui montre une lettre d’amour qu’Augustin, l’homme de sa vie  » partit au ciel « , lui a écrite dans les années quarante. Puis elle offre un bonbon à Léon avant de disparaître mystérieusement. C’est en se baladant sur le marché aux puces des Marolles, que Léon découvre une valise remplie de lettres de 1940, adressées à Madeleine et signées Augustin. Convaincu que le hasard n’existe pas, le commissaire Léon décide de se mettre à la recherche de Madeleine. Mais il apprend qu’elle est morte depuis longtemps.

Ca n’engage que moi : Très déçue par cette septième aventure du commissaire Léon. Je n’ai pas retrouvé tout l’humour, tout le pep’s des personnages hauts en couleur.
Je me suis également vite ennuyée avec l’histoire car je n’ai pas trop compris où l’auteure voulait m’emmener. Entre présent et passé, je n’ai plus trop su où se situait l’histoire.
Dommage.

Lu en version numérique.
Sortie nationale le 10 mai 2001

Auteur(e) français(e), Faits divers, Policier

Et puis mourir de Jean-Luc BIZIEN

Résumé de l’histoire : Plusieurs samedis d’affilée, alors que tous les services de police de France sont mobilisés par les manifestations des gilets jaunes, de meurtres sont commis dans les beaux quartiers de Paris. Cela pourrait être l’œuvre d’un déséquilibré qui aurait poussé jusqu’à la vengeance les revendications de justice sociale, mais le commandant Jean-Yves Le Guen n’y croit pas.
Avec son adjoint, le capitaine Patriziu Agostini, ils jouent contre la montre. Car l’idée d’un «  meurtrier gilet jaune  » menace de faire l’objet de récupérations politiques qui ne feraient qu’empirer la situation – et le prochain samedi de protestations se rapproche.
Un polar d’actualité mêlant revendications sociales et vengeance personnelle – sur fond de Paris en état d’urgence.

Ca n’engage que moi : Excellent polar. J’ai découvert l’auteur grâce à ce roman et il me tarde d’en lire d’autres.
Au départ, j’ai eu un petit peur de tomber dans une narration pro-gilets jaunes, mais le contexte tient juste lieu de décor, car si justement, ces manifestations servent au tueur, il en demeure pas moins qu’il s’agit de vengeance personnelle essentiellement.
Tout est minutieusement analysé, grâce à un duo de policiers tant professionnels que de caractères opposés mais dont l’analyse des crimes va matcher pour découvrir la vérité.
Sur un rythme effréné, des chapitres qui s’enchaînent, l’action est omniprésente.
Je vous conseille vivement de lire ce roman.
Très belle découverte.

Lu en version numérique.
Sortie nationale le 30 septembre 2020.

Auteur(e) français(e), Policier

Vol AF747 pour Tokyo de Nils BARRELLON

Résumé de l’histoire : Ce n’est pas de gaîté de coeur que Pierre Choulot est dans cet avion en direction de Tokyo : le billet lui a été offert par ses collègues à l’occasion de son départ à la retraite. Lui qui adorait son boulot de commandant à la brigade financière de la PJ parisienne, n’a accepté ce voyage que pour faire plaisir à son épouse, d’origine japonaise. Mais en plein vol, quand on retrouve le cadavre du pilote, seul, dans le cockpit verrouillé, le commandant Choulot va vite reprendre du service. Très rapidement, il découvre qu’aucune autre issue ne permet d’accéder au poste de pilotage ! Suicide ou assassinat ? L’enquête commence et chacun des cinq cents passagers, chacun des vingt membres d’équipage devient un suspect potentiel. Comment élucider ce qui ressemble – dixit son épouse, grande amatrice de roman policier – à un meurtre en chambre close ? Peut-être en prenant la raison et l’avion par le bon bout.
Nils Barrellon est né en 1975 à Bron. Des parents professeurs et une enfance paisible dans la banlieue lyonnaise. Avant d’obtenir le Capes de Sciences Physiques à 21 ans. Puis c’est l’exil en région parisienne pour ses premiers postes d’enseignant. Il enchaîne avec le conservatoire d’art dramatique puis se met à écrire, tout d’abord des comédies avant de se lancer dans la littérature, la noire ! Auteur de déjà plusieurs ouvrages, Nils Barrellon fait partie de ces auteurs dont on attend avec impatience le prochain roman !

Ca n’engage que moi : Un très bon polar qui regroupe tous les codes de l’enquête policière : méticulosité, entêtement, fourberie, mensonge, duperie, sarcasme, humour, amour, crime, passion.
J’ai passé un agréable moment de lecture, bien installée en 1ère classe. Un rythme ni trop lent ni trop rapide, un suspens croissant. Une lecture sans prise de tête mais un agréable moment passé en compagnie de tous ces personnages.
A lire.

Je remercie chaleureusement les éditions JIGAL pour leur confiance.
Sortie nationale le 20 février 2021.

Auteur(e) français(e), Policier

Si la bête s’éveille de Frédéric LEPAGE

Résumé de l’histoire : Adam et le singe capucin se regardent droit dans les yeux. Lui ne voit plus en Clara un animal, mais un homoncule, une sorte d’enfant dépravé, une version dégradée et corrompue de tous les ancêtres de l’homme. L’animal en lui jauge l’homme en elle. Ce regard si sombre lui fait perdre ses repères. La peur le gagne, non celle des sévices qu’elle va lui faire subir, mais l’épouvante de ne plus savoir à quelle catégorie du vivant il appartient.

Ca n’engage que moi : Voilà une histoire qui sort des sentiers battus ; l’enquête policière + l’étude du comportement animal + la recherche de soi = un super roman où tout est lié et où tout ne va pas l’un sans l’autre.
Cette histoire, somme toute banale au départ, va vous porter très loin dans la réflexion de « comment cohabiter les uns avec les autres » ; une mise en avant très profonde de la relation homme/animal, sans oublier les rappels de l’enquête policière.
L’auteur a réussi à m’intéresser et à me captiver du début à la fin. Sans être trop technique, les détails énoncés sont très étonnants car ce roman est aussi un message plein d’espoir.
Bref, ce livre est un OVNI d’originalité.
J’ai beaucoup aimé.

Je remercie chaleureusement l’auteur pour sa gentille dédicace et les éditions PLON pour leur confiance.
Sortie nationale le 04 février 2021