Dieu pardonne, lui pas ! de Stanislas PETROSKY

Résumé de l’histoire : Estéban Lehydeux, dit Requiem, est de retour. Le curé exorciste débarque cette fois sur le port du Havre. Il y découvre un docker bien sous tous rapports ? si, si ça existe ?, accusé de meurtre ; une boîte d’import-export d’objets et de matériels pas bien catholiques ; un syndicaliste forcené mais pas mauvais bougre ; des fanas du troisième Reich ; et bien évidemment une accorte jeune femme tellement mal fringuée qu’il s’empresse toujours, dès qu’il la croise, de la déshabiller ! Entouré de ces drôles de paroissiens notre héros, un Don Camillo carburant à la bière plus qu’à l’eau bénite, va devoir jouer du goupillon et faire quelques entorses aux règles de son ministère pour parvenir à distinguer le bon grain de l’ivraie… Ce deuxième épisode des aventures de Requiem est basé sur un fait réel : l’histoire de Jules Durand, qui défraya la ville du Havre en 1910. Cette sorte d’affaire Dreyfus dans le monde ouvrier est encore dans les mémoires de nombreux havrais.

Ce que j’en pense : Requiem revient pour une nouvelle enquête dans le port du Havre (dont l’auteur est originaire) et tirée de faits réels du début des années 1910.
Un plus sérieux que dans la première histoire, j’ai pris à nouveau beaucoup de plaisir à lire ce récit et à me balader dans les rues du port du Havre que j’ai pu visiter durant la fête des 500 ans de la ville. Encore beaucoup d’humour, de jeux de mots mais avec du raffinement en plus. L’auteur monte en puissance dans la qualité de son écriture ; les dialogues sont moins lourds, la collecte d’informations et le déroulement de l’enquête sont mieux construits et avec sérieux. Un vrai columbo, notre curé-exorciste.
Pour un bon moment de détente à lire en deux récits d’horreurs !!!

Lu en version numérique. Sortie nationale le 14 avril 2017.

Biographie de l’auteur : Stanislas Petrosky, de son vrai nom Sébastien Mousse, est un écrivain qui vit en Normandie.

C’est après une première vie de thanatopracteur qu’il rentre en écriture. 

Après quelles nouvelles, il se lance dans l’écriture d’un roman noir historique « Ravensbrück mon amour » (2015) et reçoit le Grand prix des Blogueurs 2016 qui sera suivi par une romance noire sur la dépression « L’amante d’Etretat » (2016). 

En 2016, il publie « Je m’appelle Requiem et je t’… », puis la suite, « Dieu pardonne, lui pas ! », aux éditions LaJouanie, en 2017. 

Aujourd’hui avec son personnage de Requiem, prêtre exorciste déjanté, il égale les grands auteurs du noir burlesque avec un style mêlant humour et polar.

En pleine dédicace, lors du salon « l’Escargot noir » à Sens en mai dernier

Origines de Franck THILLIEZ

L’extinction du monde … Déroutant.

Résumé de l’histoire : Au cours de la nuit du 31 décembre 1999, alors que d’autres fêtent l’arrivée du Nouvel An, la doyenne de l’humanité, Marie Pasteur, s’éteint doucement dans sa chambre d’hôpital. À son chevet, Claire, infirmière à la maternité située deux étages plus bas, assiste aux derniers instants de son arrière-grand-mère. Soudain, elle est témoin d’un phénomène inexplicable : Marie, dont le cœur avait pourtant cessé de battre, revient à la vie. Au même moment, dans cette clinique, les bébés meurent les uns après les autres, sans explication plausible… À la fois conte philosophique et récit fantastique, Origines aborde des problématiques liées à la survie de la planète. Glaçant.

Ce que j’en pense : dans cette petite nouvelle (23 pages) téléchargeable gratuitement, l’auteur s’est inspiré de la doyenne française, Jeanne Calment, pour remonter le temps dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et être le témoin de l’extinction de la race humaine.
Et si tout cela n’était pas qu’un rêve !!!!!

A lire bien évidemment.

Lu en version numérique. Sortie nationale le 02 mai 2019.

Biographie de l’auteur : Franck Thilliez, né le 15 octobre 1973 à Annecy, est un  écrivain  français, auteur de romans policiers et de thrillers, également scénariste.

Si je serais grande d’Angélina DELCROIX

Ames sensibles s’abstenir …
Un conseil à toutes les mères de famille : à ne surtout pas lire le soir … sauf si vous aimez les sensations fortes !!!!

Résumé de l’histoire : 2006. Deux petites filles disparaissent le même jour, sans laisser de traces. Elles sont voisines, mais n’étaient pas ensemble au moment de leur enlèvement. Eleanor, bientôt six ans, vit dans la crainte de déplaire à ses parents. La tête pleine d’images et de souvenirs, est-elle la menteuse que décrit sa mère ? 2016. Des cadavres d’enfants viennent d’être découverts. Au milieu des corps, une survivante. Enceinte de quatre mois et toujours profondément marquée par sa précédente enquête, l’adjudante Joy Morel se retrouve à la tête d’une enquête éprouvante qui va l’entraîner aux frontières de l’inimaginable.

Ce que j’en pense : « Si je serais grande » est la suite de « Ne la réveillez pas » mais les deux histoires sont indépendantes et peuvent se lire séparément. Au prime abord, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le récit car l’auteure fait des rappels sur l’équipe d’enquêteurs présente dans le premier livre mais très vite il y a eu un déclic, assez tôt dans la narration, qui m’a permis de me jeter à yeux perdus dans cette horreur. Car il s’agit bien d’une insoutenable intrigue. Tirée de faits réels (qui ont eu peu d’échos en France car étouffés par le gouvernement de l’époque mais dénoncés par les Pays-Bas et la Belgique au milieu des années 2000), l’auteure a osé parler et dénoncer l’omerta dans les milieux très sélects de notre société : le kidnapping, la prostitution des jeunes enfants. Dépossédés de leur personnalité et jetés en pâture à tous ces ploutocrates (médecins, juges, politiques, policiers, avocats, etc …) pour assouvir leurs pulsions, les séquelles sont irréversibles ou très longues à guérir. Quel barbarisme !!!!
Un récit qui m’a bouleversée, secouée, intérrogée sur la confiance que l’on peut faire. Méfions-nous de l’eau qui dort.
Une énorme pensée pour tous ces gamins brutalisés et confrontés à toutes ces atrocités.

Bravo Angélina, vous avez eu le mérite de déterrer une histoire oubliée.

Lu en version numérique. Sortie nationale le 21 mars 2019.

Biographie de l’auteure : Née en 1978, à Luçon, après une licence de génétique, et des études en psychothérapie, Angélina Delcroix est actuellement (2017) psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.

Salon du polar « l’Escargot noir » mai 2019 à Sens. D’une extrême gentillesse et douce … un vrai plaisir de discuter avec l’auteure. (photo personnelle)

Une bonne intention de Solène BAKOWSKI

J’aime beaucoup cette couverture de livre …

Quand les choix que tu fais ne sont pas
les bons !!!!

Résumé de l’histoire : « Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront
le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école.
On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

Le livre est découpé en trois parties :

  • L’histoire débute par l’enterrement de Karine, la maman de Mati (Mathilde), une petite fille de neuf ans. Quelques mois plus tard, la douleur est toujours aussi forte ; pour essayer de trouver du réconfort, Mati se rapproche de sa maîtresse ; elle écrit aussi des lettres à sa mère pour garder l’illusion de la vie.
    Mati vit avec sa grand-mère Eliane, une femme autoritaire. Le père de Mati est englué dans sa peine et ne voit rien de la souffrance de sa fille.
    Un soir, Mati ne rentre pas de l’école : fugue ou kidnapping.
  • Rémi est un jeune adulte qui travaille à la poste ; il trie le courrier. Rémi est un garçon un peu particulier, différent : timide, rêveur, décalé. Un matin, pendant son travail, une enveloppe étrange attire son attention.
  • Le dénouement de cette histoire dévoile toutes les vérités.

Le deuxième livre de l’auteure (le premier pour moi) est d’une sensibilité incontestable : égoisme, folie maternelle, amitié, amour et gentillesse sont rendus par une noirceur et un réalisme des mots étonnants. L’auteure pose également la gestion des décisions prises lorsque celles-ci sont catastrophiques. Comment haïr une personne parce qu’elle ne fait pas les bons choix. Une écriture simple, captivante ; les émotions sont formidablement bien transmises.

Un très bon moment de lecture et une très belle rencontre au salon « l’Escargot noir » à Sens en mai dernier. Je vous le recommande vivement.
Lu en version numérique. Sortie nationale le 14 mars 2018.

Biographie de l’auteure : Solène Bakowski est née le 22 septembre 1981 à Paris.

Elle est actuellement enseignante.

Elle vit à Paris avec son époux et sa fille.

Je m’appelle Requiem et je t’…. de Stanislas PETROSKY

Résumé de l’histoire : Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche. Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas.

Le père Esteban LEHYDEUX dit Requiem est un curé pas comme les autres : exorciste, il est aussi un amoureux de la vie au sens le plus large du terme.
Entre gaudrioles, bitures, parties fines, il n’en reste pas moins un justicier des causes perdues.
Entre humour, amour et impartialité.
A lire pour rire et se détendre.

Lu en version numérique. Sortie nationale le 08 juillet 2016.

Biographie de l’auteur : Stanislas Petrosky, de son vrai nom Sébastien Mousse, est un écrivain qui vit en Normandie.

C’est après une première vie de thanatopracteur qu’il rentre en écriture. 

Après quelles nouvelles, il se lance dans l’écriture d’un roman noir historique « Ravensbrück mon amour » (2015) et reçoit le Grand prix des Blogueurs 2016 qui sera suivi par une romance noire sur la dépression « L’amante d’Etretat » (2016). 

En 2016, il publie « Je m’appelle Requiem et je t’… », puis la suite, « Dieu pardonne, lui pas ! », aux éditions LaJouanie, en 2017. 

L’heure des fous de Nicolas LEBEL

Il est pas content le monsieur …

Une enquête policière classique mais d’un humour à la LEBEL

Résumé de l’histoire : Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques à la Audiard …
Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité. 
L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale.
Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous …

Lorsque l’histoire démarre, François Ménard le stagiaire et Mehrlich capitaine de police sont en train de se prendre la têtepour une grille de sudoku. Et cela donne tout de suite le ton de cette première aventure.
Il faut dire que Mehrlicht fait tout pour être détesté : mysogine, soupe au lait, un physique particulier et pas très sympathique, des costumes ringards. Entouré du lieutenant Dossantos, masse bodybuildée, charmeur au coeur tendre et féru de droit, du lieutenant Sophie Latour, amoureuse d’un sans-papier, cette fine équipe va être confrontée à la mort d’un sans domicile fixe poignardé et découvert sur une voie ferrée de la gare de Lyon. Et lorsque l’identité du mort est dévoilée, il va falloir réagir vite et trouver le ou les coupables. Les descriptions de la Jungle au bois de Boulogne, jusqu’au labyrinthe des catacombes de Paris en passant par la Sorbonne, va vous entraîner dans la noirceur de l’âme humaine.
Un vrai régal pour moi que de me promener à nouveau dans tous ces lieux que j’ai connus, visités, promenés tout au long de mes vingt années parisiennes.
L’enquête est menée tambour-battant ; l’écriture est nerveuse, plus proche d’un scénario, les chapitres sont courts ; l’humour est toujours là lorsque la tension arrive à son comble, j’ai été ravie de faire la connaissance des ces trublions.
Car au final, une vraie équipe d’amis, professionnels jusqu’au bout des ongles, unie comme les cinq doigts de la main.
Je vous recommande vivement ce premier livre, une vraie bonne surprise pour passer un agréable moment de lecture.

Lu en version numérique. Sortie nationale le 30 janvier 2013.

Biographie de l’auteur : Après des études de lettres et d’anglais, Nicolas Lebel voyage sur les cinq continents puis habite en Irlande où il enseigne le français. Rappelé en France pour faire son service national, il revient vivre à Paris où il habite aujourd’hui. Traducteur et professeur d’anglais, il publie son premier roman L’Heure des fous en 2013.
Amateur de littérature, de Côtes-du-rhône septentrionales et de whiskies Islay, Nicolas Lebel est aussi un pratiquant assidu de krav-maga.

Un type vraiment sympathique et qui ne se prend vraiment pas la tête. Une belle rencontre au salon du polar « l »Escargot noir » à Sens en mai dernier. (Photo issue Google)

La prière du maure d’Adlène MEDDI

L’Algérie des années 2000. Violence, attentats, corruption, pauvreté, meurtres.
Roman très noir, très sombre.
Ecriture trop abstraite qui ne me convient pas. Dommage !!!!

Sortie nationale en 2008.

Je remercie chaleureusement les éditions JIGAL POLAR pour leur confiance.

Résumé de l’histoire :  » Le cortège des berlines blindées serpentait dans la nuit et le brouillard. A travers les roseaux muets, suintaient les lumières des phares. Faisceaux jaunes mordant l’obscure vapeur des enfers… Et Dieu lui-même semblait avoir déserté…  » Alger, les années 2000. Un jeune homme disparaît. Pour régler une dette, Djo, commissaire à la retraite – entêté, solitaire et amoureux – reprend du service et réactive ses réseaux. L’enquête devient une inquiétante course contre la mort, les fantômes d’une époque que tous croyaient révolue ressurgissent. Les capitales étrangères paniquent, les systèmes de sécurité s’effondrent. Dans une Algérie où la frontière entre la raison et la folie s’estompe jusqu’au vertige, Alger sombre dans le chaos…

Biographie de l’auteur : Adlène Meddi né le 16 août 1975 à El Harrach, banlieue Est d’Alger, est un journaliste, reporter et écrivain algérien d’expression française. Il est depuis 2009, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire El Watan weekend1. Aussi, Il est collaborateur au magazine Le Point et au site Middle East Eye.

Il a fait des études de journalisme et de sociologie des médias à l’université d’Alger et à l’EHESS (campus de Marseille).

En 2002, il publie aux Éditions Barzakh à Alger un premier polar, Le casse-tête turc2.

En 2008, toujours aux Éditions Barzakh3La Prière du Maure4, réédité en 2010 aux Éditions Jigal5.

En 2016, il co-écrit Jours tranquiles à Alger avec Mélanie Matarese, paru aux éditions Riveneuve.

En octobre 2017 sort son troisième roman, intitulé 1994, aux éditions Barzakh. Ce roman, réédité chez Rivages/Noir (Paris) en septembre 20186, reçoit le prix Transfuge 2018 du meilleur polar francophone7.