La prière du maure d’Adlène MEDDI

L’Algérie des années 2000. Violence, attentats, corruption, pauvreté, meurtres.
Roman très noir, très sombre.
Ecriture trop abstraite qui ne me convient pas. Dommage !!!!

Sortie nationale en 2008.

Je remercie chaleureusement les éditions JIGAL POLAR pour leur confiance.

Résumé de l’histoire :  » Le cortège des berlines blindées serpentait dans la nuit et le brouillard. A travers les roseaux muets, suintaient les lumières des phares. Faisceaux jaunes mordant l’obscure vapeur des enfers… Et Dieu lui-même semblait avoir déserté…  » Alger, les années 2000. Un jeune homme disparaît. Pour régler une dette, Djo, commissaire à la retraite – entêté, solitaire et amoureux – reprend du service et réactive ses réseaux. L’enquête devient une inquiétante course contre la mort, les fantômes d’une époque que tous croyaient révolue ressurgissent. Les capitales étrangères paniquent, les systèmes de sécurité s’effondrent. Dans une Algérie où la frontière entre la raison et la folie s’estompe jusqu’au vertige, Alger sombre dans le chaos…

Biographie de l’auteur : Adlène Meddi né le 16 août 1975 à El Harrach, banlieue Est d’Alger, est un journaliste, reporter et écrivain algérien d’expression française. Il est depuis 2009, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire El Watan weekend1. Aussi, Il est collaborateur au magazine Le Point et au site Middle East Eye.

Il a fait des études de journalisme et de sociologie des médias à l’université d’Alger et à l’EHESS (campus de Marseille).

En 2002, il publie aux Éditions Barzakh à Alger un premier polar, Le casse-tête turc2.

En 2008, toujours aux Éditions Barzakh3La Prière du Maure4, réédité en 2010 aux Éditions Jigal5.

En 2016, il co-écrit Jours tranquiles à Alger avec Mélanie Matarese, paru aux éditions Riveneuve.

En octobre 2017 sort son troisième roman, intitulé 1994, aux éditions Barzakh. Ce roman, réédité chez Rivages/Noir (Paris) en septembre 20186, reçoit le prix Transfuge 2018 du meilleur polar francophone7.

Et le mal viendra de Jérôme CAMUT & Nathalie HUG

L’histoire se déroule entre 2016 et 2028 ; entre la République Démocratique du Congo, la France et les Etats-Unis (fin de ma lecture).

Julian STARCK, capitaine de police, doit absolument retrouver Morgan SCALI.

Je n’ai pas compris l’histoire et les retours dans le passé m’ont beaucoup déstabilisée. Je n’ai pas terminé ma lecture. Dommage car c’était ma première fois avec ces deux auteurs.

Je ne lâche rien ; je tenterai une nouvelle aventure.

Sortie nationale le 04 mars 2019. Lu en numérique.

Résumé de l’histoire : On vous a alertés sur la valeur inestimable de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entre-tués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?

Biographie des auteurs : Jérôme Camut est un écrivain de thriller et de science-fiction. 

Bien que né en région parisienne, Jérôme Camut, benjamin d’une fratrie de deux garçons et d’une fille, grandit à Angoulême. Après sa scolarité obligatoire, il rallie Paris pour y poursuivre ses études à l’École supérieure de réalisation audiovisuelle. Son projet à l’époque est de devenir réalisateur. Les deux années d’études se déroulent à merveille.

Vient alors le temps du service militaire, passé pour partie en Bretagne aux écoles de Coëtquidan en tant qu’officier de réserve, dont il sort lieutenant.
Devenu régisseur pour la télévision, il travaille sur des tournages, d’émissions ou de fictions (série ou téléfilms).

Son premier roman « Le trait d’union des mondes », premier volet d’une tétralogie intitulée « Malhorne », est parue une première fois en 2002 dans la collection « Serpentaire » au Serpent à Plumes. Dans Malhorne, il mêle thriller, merveilleux et mystère.

Jérôme Camut et Nathalie Hug se rencontrent fin 2004 à travers « Malhorne ». La magie opère immédiatement. Depuis, ils se sont mariés, en 2006, et consacrent leur vie à l’écriture à quatre mains.

Ils sont notamment connus pour leur série « W3 » ou « Les voies de l’ombre ». 

Jérôme Camut figure également au sommaire de l’anthologie « Les coups de cœur des Imaginales » consacrée aux meilleures révélations françaises dans le domaine de la fantasy et du fantastique depuis 2004.

L’important n’est pas la chute de Guillaume RAMEZI

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Thomas LAVERNE fête ses trente-huit ans et son centième saut en parachute : 4500 mètres de chute libre.
Il est également marié, père de deux enfants, l’un des plus influents chefs d’entreprises de la région : concepteur de skis, lancement d’une ligne de vêtements sportwear et accessoires Freeride, tout réussi à ce monsieur …

Tout sauf le saut qui ne va pas se dérouler comme prévu.

L’histoire démarre bien, on sait que quelque chose de louche va se passer mais après, ça fait flop. Je n’ai pas accroché à la suite : l’enquête, les personnages, le style …

Désolée !!!! ♥♥
Sortie nationale le 14 mars 2019.
Lu en numérique.

Résumé de l’histoire : Quand une chute est sans fin, est-il possible de se relever indemne ?
Un accident de parachute est exceptionnel, d’autant plus lorsqu’il se révèle criminel…
La liste des suspects sera longue pour Camille et son équipe. Thomas Laverne a réussi dans les affaires mais on n’atteint pas les sommets sans se faire au passage des ennemis : certains vous jalousent, d’autres vous en veulent pour avoir perdu un emploi, ou pour ne pas l’avoir obtenu…

Guillaume Ramezi nous offre une intrigue machiavélique pour son second roman.
Prix du Balai de la Découverte 2018
Prix du Coquelicot noir 2019

Biographie de l’auteur : Ingénieur de formation, Guillaume Ramezi, né à Lorient en 1979, est cadre dans l’industrie.

Breton de naissance, il a grandi dans le Finistère du côté de Morlaix et de Plourin-lès-Morlaix où il a effectué toute sa scolarité.

Après une dizaine d’années passées dans l’industrie, il a repris la plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence.

En 2018, il a publié un premier roman d’espionnage, « Derniers jours à Alep ».

Marié et père de deux enfants, il vit en Vendée.

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Enfermé.e de Jacques SAUSSEY

Si tu juges les gens, tu n’as pas le temps de les aimer (Mère Térésa)

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Le prologue de cette histoire est saisissant et vous met tout de suite dans l’ambiance, très noire, très tendue.

Juillet 2006
Beau gosse, la Fouine et Virginie, trois jeunes adulescents, vont commettre un cambriolage. Surpris par un vieux monsieur promenant son chien, un soir très tard, celui-ci donne l’alerte ; dans la pénombre, un tireur embusqué abat froidement Beau gosse et la Fouine ; Virginie écopera de quinze ans de prison ferme. L’horreur commence.

1988
Une femme, seule chez elle, perd les eaux. Son fils va naître. Mais tout ne sera pas « rose » pour ce petit garçon né dans un corps de fille.

Novembre 2018
Virginie est sortie de prison ; sa réhabilitation dans le quotidien passe par le travail : elle sera aide-soignante dans une maison de retraite. Le Centre, comme on l’appelle, a une particularité : son directeur a fait le pari d’embaucher des repris de justice. Mais ce job est une nouvelle quête de justice pour Virginie car elle a une dette et elle va aller jusqu’au bout pour l’honorer …

Du  très très grand grand grand Jacques SAUSSEY. Une énorme claque d’émotions, une lecture puissante de réalisme, choquante, délirante, violente. De l’injustice, du mal-être, du dégoût, l’amitié d’un trio recomposé en prison ; une force exceptionnelle d’écriture qui a surgi par vagues incessantes : un tsunami.

Des questions, vous allez vous en poser, comme moi : pourquoi tant de haine ? pourquoi cette barbarie gratuite ? pourquoi est-il aussi difficile d’admettre la différence ? Doit-on, également, se priver de l’amour de son enfant unique parce qu’il est particulier ? Pourquoi autant de racisme ?
Les préjugés sont pléthores dans la vie des transgenres et pour cause, sujet tabou ; quelle honte que l’acceptation de l’autre soit sujette à autant de haine !!!!!
Je pense qu’il faut éduquer pour accepter. Le transgenre n’est pas une maladie. Et c’est tout l’intérêt de ce livre, car à travers son travail de recherche, l’auteur nous aide à mieux comprendre le mal-être et tous les déboires de ces personnes.

Je suis passée par la colère, l’ébahissement,l’étourdissement, l’émotion était intense. Parfois insoutenables, les descriptions sont d’une force extraordinaire.
Un hymne à l’amour … d’un oncle à sa nièce.

Vous m’avez émue monsieur SAUSSEY. MERCI et BRAVO !!!!!! ♥♥♥♥♥♥

Sortie nationale le 11 octobre 2018.
Lu en numérique.

Résumé de l’histoire : Les premiers papillons ont éclos derrière ses paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur.
Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignaient de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait… Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface. Les papillons ont disparu, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…

Biographie de l’auteur : Jacques Saussey est le 14 mars 1961, de nationalité française, est un écrivain et un auteur de romans policiers.

Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007).

« La Mante Sauvage » est son premier polar. Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs.

Actuellement il travaille comme cadre technique dans une grosse société.

Il a pratiqué le tir à l’arc de compétition pendant dix ans, de 1985 à 1995, avec à la clef un titre national individuel en 1995 et un par équipe en 1992.

Il vit dans l’Yonne.

le blog de l’auteur:
http://jacques-saussey.over-blog.com/

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L’auteur a présenté « Enfermé.e » en février dernier lors de la foire du livre de Bruxelles.
Il est entouré du co-fondateur de la gay-pride belge et de son éditrice (French Pulp). Une belle rencontre.

Cataractes de Sonja DELZONGLE

Chute des eaux d’un grand cours d’eau …

 

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C’est l’histoire d’un village englouti par la boue en Serbie du sud-est. Un petit garçon de trois ans, Jan KOSTA, est le seul rescapé de sa famille.
Quelques années plus tard, KOSTA, quarante-deux ans, est marié et père d’une petite fille Fjona. Il vit à Dubaï où il exerce le métier d’hydrogéologue. Lorsque l’un de ses amis, Vladimir, vient lui demander de l’aide, KOSTA réfléchit, accepte et retourne dans son village natal. Une faille dans une turbine et une fuite d’eau sont apparues dans une centrale neuve : bizarre.

Je n’ai malheureusement pas été au bout de ma lecture (cent deux pages seulement) car je n’ai pas accroché à l’histoire. J’ai trouvé le début du livre un peu de confus dans l’écriture et dans les mises en place des personnages et de l’énigme ; j’ai trouvé les chapitres un peu longs et sans dynamisme.

Désolée !!!!

Lu en version numérique ♥♥. Sortie nationale le 04 avril 2019.

Résumé de l’histoire : Il y a quarante ans, le petit Jan Kosta, trois ans, a été l’un des rares survivants de la terrible catastrophe de Zavoï.
Lors d’un gigantesque glissement de terrain, ce village des Balkans a été littéralement englouti sous des torrents de boue.
Sauvé par son chien qui l’a traîné, inconscient, hors de l’eau fangeuse, Jan a perdu toute sa famille.
Devenu hydrogéologue, Jan reçoit un coup de fil alarmé d’un ami ingénieur.
Il se passe des choses étranges dans et autour de la centrale construite sur les flancs de la montagne de son enfance.
Les gens ont des comportements imprévisibles, parfois violents.
Les moines du monastère voisin ont tous disparu, et les bâtiments délaissés accueillent désormais un institut psychiatrique.
Vladimir demande à Jan de venir étudier les faits.
Que le mal vienne de la centrale, de la montagne ou des hommes, si un nouveau drame est sur le point de se produire, seul un survivant de Zavoï aura une chance de pouvoir tout arrêter.

Biographie de l’auteureSonja Delzongle, née le 28 août 1967 à Troyes, est une femme de lettres française, auteure de roman policier.

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Surface d’Olivier NOREK

La vérité est comme l’huile elle monte toujours à la surface (proverbe français)

 

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L’histoire est découpée en quatre parties :

  1. En ville
    Lorsque la capitaine Noémie CHASTAIN, brigade des Stups, doit intervenir au domicile d’un gros dealer, elle ne sait pas encore que sa vie va basculer.
  2. Campagne
    Envoyée à Decazeville pour effectuer un audit sur le fonctionnement du commissariat local, Noémie CHASTAIN va peu à peu prendre ses marques et se laisser embarquer par cette vie rurale.
  3. Pleine tempête
    Lorsqu’un petit corps est découvert dans un fût, et que quelques jours plus tard un nouveau cadavre est découvert, ce cold case va être ressorti des archives. Car il y a vingt ans, trois enfants disparaissaient.
  4. Plein coeur
    C’est le dénouement ; la vie de chacun va être chamboulée après la divulgation de la vérité. Rien ne sera plus comme avant.

Sans trop rentrer dans les détails, ni trop vous dévoiler l’histoire, ce roman policier tient toutes ces promesses. Comme à son habitude, Olivier NOREK fait des merveilles en matière de suspens.

Dans la première partie, il analyse avec objectivité et professionnalisme, l’hypocrisie, la jalousie des collègues et de la hiérarchie de Noémie : lorsque le moule est ébréché on le jette ; les humains sont considérés pareils. La mise au placard du capitaine CHASTAIN est flagrante, une sanction dissimulée.
Mais c’est sans compter sur l’accueil chaleureux des « culs-terreux ». Car à la campagne, les rythmes de vie et carrière sont loin de ceux de la capitale. Avec beaucoup d’humour et un brin de moquerie parfois, l’auteur nous fait prendre conscience de ce décalage. Et puis les gens de la campagne disent tout haut ce que les gens de la ville pensent tout bas. CQFD.
Lorsque, dans la troisième partie, l’enquête prend un grand tournant purement criminel, Noémie reprend ses vieux réflexes de pitt-bull : ne rien lâcher. Quitte à se mettre en danger.
Enfin le dénouement est là, il explose en rebondissements, les comptes sont réglés, les deuils sont faits, tout rentre presque dans l’ordre. Soulagement, tristesse, colère, incompréhension. Quelle fin !!!!
Et l’amour dans tout ça …

Tout au long du livre, le suspens ne fait que grimper ; de l’humour pince-sans-rire dans les dialogues que j’ai adoré, Olivier NOREK m’a embarquée avec lui et ses amis de la Fluviale sur leur bateau pneumatique. Les chapitres sont courts, dynamiques, les personnages et les animaux sont tous attachants (même les méchants !!! même les morts bien vivants !!!). Les hommages pleuvent car Olivier NOREK est un garçon gentil !!!!

A lire absolument. Sortie nationale le 04 avril 2019. ♥♥♥♥

Lu en version numérique.

Résumé de l’histoire : ICI, PERSONNE NE VEUT PLUS DE CETTE CAPITAINE DE POLICE.
LÀ-BAS, PERSONNE NE VEUT DE SON ENQUÊTE.

Biographie de l’auteurOlivier Norek, né en 1975 à Toulouse, est un écrivain et scénariste françaislieutenant à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

Olivier Norek travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-95). Il devient ensuite lieutenant de police à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93 ; il est actuellement en disponibilité.

Son livre intitulé Entre deux mondes, remporte l’Étoile du Parisien du meilleur polar 2017 1.

Il fait aussi partie du collectif d’artistes la Ligue de l’Imaginaire.

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Je serai le dernier homme de David COULON

Dans la famille « Horreur-Malheur », je voudrai
David COULON !

 

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La nuit – Entre Rouen et Le Havre – une route nationale
Dans un champ de blé, perdu au milieu de nulle part, des coups de feu éclatent. Une voiture s’arrête en bordure de route ; intrigué, son conducteur sort pour écouter ; brusquement, il voit surgir une jeune femme d’une vingtaine d’années. Complètement affolée, elle tente de voler le véhicule : en vain … Une dispute éclate entre les deux personnes, bousculée, la tête de la fille heurte une pierre : morte.
Que doit-il faire de ce corps ?
Comment va-t-il s’en sortir ? C’est un accident, il le sait …

La narration se déroule sur treize jours. L’auteur met, dès le départ la barre très haute car aucun détail ne lui échappe ; tout est scruté, étudié. Il va décrire la lente descente aux enfers de cet homme marié, chaudronnier licencié, un brin alcoolique mais avec un grand coeur. Car lui (on ne connaît pas son prénom !!!) va porter une attention toute particulière et déroutante à ce cadavre qu’il va traîner.
David COULON va dresser le portrait d’un homme désabusé, épuisé, hanté par ses démons d’alcool, d’adultère, de mensonges, de mal-être. Pauvre garçon. Et lorsque tout bascule dans l’horreur, sa bouée de sauvetage est de penser aux autres, au mal fait, aux souffrances infligées ; se raccrocher aux branches de la vie, penser à ce que sera son lendemain ou pas.

J’ai été touchée par les déboires de ce type ; pitié, empathie, compassion sont les sentiments qui m’ont habitée. L’auteur pointe du doigt les dérives psychologiques que peuvent engendrer un « banal » accident sur l’âme humaine. C’est le récit d’un homme au mauvais moment au mauvais endroit.

Encore une très belle découverte ♥♥♥♥. Sortie nationale le 09 mars 2018.

Résumé de l’histoire : Un chemin dans la campagne normande, trois heures du matin.

Un homme passablement éméché, rentrant de chez sa maîtresse, regagne son domicile en essayant d’éviter les contrôles de police. Fenêtre ouverte pour tenter de se dégriser, il entend un coup de feui. S’arrête, descend, tend l’oreille. Fait le tour de sa voiture. Une silhouette apparaît, se précipite au volant et tente de démarrer… Courte échauffourée, il éjecte l’intruse de son véhicule, la tête de la malheureuse heurte une pierre. Le fêtard, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se retrouve avec le cadavre à demi-dénudé d’une jeune fille.

Pourquoi dépose-t-il le corps dans son coffre, pourquoi le garde-t-il tentant tant bien que mal de masquer les odeurs putrides qui s’en dégagent ? Pourquoi cette fille était-elle seule dans ce champ de blé ? Et pourquoi agit-il de manière aussi incohérente ?

Notre héros serait-il le dernier homme à pouvoir répondre à ses interrogations ?

Biographie de l’auteur : David Coulon est psychologue et romancier. Né en 1974 à Toulon (Var).
Né dans le sud de France en 1974, David Coulon a commencé par écrire beaucoup de nouvelles, en publier en revue papier (L’ours Polar, Lignes Noires, etc…) et à la radio (RTBF). Puis, il est devenu psychologue, metteur en scène de théâtre (compagnies La Fille Du Guignol, et Kopasker), comédien. Sur son site, vous trouverez quelques uns de ses écrits, mais pas tous, fort heureusement pour votre santé mentale, et la sienne ! Vous trouverez également des infos/actus sur les pièces de théâtre en cours de création, ou en jeu. Il vit désormais en Normandie où il exerce toujours la profession de psychologue. A côté de cela, il dirige plusieurs ateliers théâtre et ateliers d’écriture.

Son premier roman, « Dernière fenêtre sur l’aurore », a été publié en juillet 2013, aux Editions Asgard. Intéressé par les individus en phase de rupture mentale dans un univers social qui les broie, ses écrits font le grand écart entre univers très noir, mais parfois aussi humour. Il en va de même pour les pièces mises en scène dans le cadre de la compagnie Kopasker.

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