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Toute la violence des hommes de Paul COLIZE

Résumé de l’histoire : L’histoire de Nikola Stankovic et celle de tout un pays détruit par la guerre.
Dans la banlieue de Bruxelles, une jeune femme est retrouvée sans vie dans son appartement, criblée de coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, dernière personne que la victime
a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier d’artiste. Malgré ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie, que l’on surnomme
le Funambule et qui émaille les rues de Bruxelles de fresques ultra-violentes.
Muré dans le silence, le jeune homme nie tout en bloc et ne répète plus qu’une seule phrase :
c’est pas moi.
Si la force de Niko réside dans son mystère, les personnages clés de ce roman sont incarnés par Philippe Larivière, l’avocat de Nikola et Pauline Derval, la directrice de l’Établissement de défense sociale, qui va garder le jeune homme en observation pour quelques semaines. Ces deux professionnels rompus à l’exercice ont beau voir que tout accuse Niko, aucun des deux ne peut y croire. Ils vont devoir suivre leur instinct et laisser venir l’histoire. La vraie, celle de Niko et celle de tout un pays détruit par la guerre.

Ca n’engage que moi : Encore un auteur belge très connu … et c’est un énorme coup de coeur.
L’histoire se déroule sur deux périodes : lorsque l’on est projeté dans le passé du personnage principal, Nikola, c’est l’horreur, la violence, le sang, le viol et lorsque le présent arrive, on se retrouve dans une violence moderne, celle de la persécution, de l’enfermement, de la trahison.
A travers les rues de Bruxelles, j’ai cheminé grâce à Dali, Pollock, Watteau, Picasso avec Nikola.
La dureté des dessins reproduits par Nikola est surréaliste, très sombres, éprouvants de détails.
L’auteur a sûrement écrit son roman le plus noir et le plus abouti ; tout en cherchant la vérité, Paul COLIZE décrit le quotidien des prisons, le système judiciaire, les agences sociales, la justice et la difficulté des recherches des preuves, tout en laissant à son lecteur se faire son propre avis. Cela m’a fait froid dans le dos.
Mais, heureusement, il existe des personnes bieveillantes, compréhensives, patientes.
Et c’est tout l’intérêt de ce livre : faire cohabiter le mal avec le bien.
Gros coup de coeur.

Je remercie chaleureusement les éditions Hervé CHOPIN et Agnès CHALNOT pour leurs confiances. Sortie nationale le 05 mars 2020 (317 pages)

1 réflexion au sujet de “Toute la violence des hommes de Paul COLIZE”

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