L’enfer du décor de Fabiola Richard

Un livre qui ne laisse pas indifférent …

L-enfer-du-decorL’histoire se déroule en deux parties :

La première : L’histoire se met en place. On y découvre toute la détresse d’une femme, Virginie, enfermée à tort ainsi que tout son amour pour son mari Clément. Ballottée entre un avocat mauvais dragueur, lourdaud, peu crédible et un pseudo journaliste un brin bizarre, Virginie est perdue. Au gré des jours et des lettres écrites à son mari, Virginie nous parle de sa vie en prison, ses changements d’humeur sont nombreux. Même si les souvenirs sont omniprésents, ils restent éphémères. En un peu mois de cent pages, l’auteure décrit ces longues journées d’isolement et de réflexion. Pourtant un détail va changer la vie carcérale de Virginie. Et si l’heure de la rédemption et de la vérité était arrivée !!!!!

La deuxième : L’histoire s’accélère. La vérité est découverte, les lourds secrets enfouis échatent enfin. Que de personnes meurtries, blessées, déchirées au plus profond d’elles-mêmes. Finalement dans ce huis-clos suffocant, la manipulation et la folie dominent. Mais lorsque cette vérité explose, n’est-il pas déjà trop tard ??????

Même si le thème de la vie carcérale a déjà été abordée sous d’autres formes (« Meurtres pour rédemption » de Karine Giebel par exemple), cette histoire a le mérite de démontrer qu’il existe des personnes humiliées, abusées, victimes du milieu carcéral. Et ça c’est choquant …

Une très belle découverte.

Je remercie chaleureusement les éditions Persée pour leur confiance. Sortie nationale février 2018.

Résumé : Tu dois me détester, n’est-ce pas ? Comme je te comprends !

Tu sais, j’ignore de quelle manière  j’ai pu tomber dans une telle folie meurtrière, les souvenirs sont revenus avec leurs cauchemars. Je n’étais pas guérie, en fait, je ne guérirai jamais.

Vingt-cinq ans de réclusion criminelle. 19.80.02.12.F  deviendra sa nouvelle identité. Pourtant, cette condamnation est une erreur judiciaire. Virginie n’a pas tué son mari Clément. Des flash-back bouleversants la renvoient à son passé. Ils cèderont peu à peu la place à l’ignominie de maître Parais, son avocat, célèbre pour ses nombreuses victoires au barreau.

Virginie peut toutefois compter sur Edgar. Ensemble, ils taisent le plus grand des secrets. Tandis que Clément reste introuvable et présumé mort, un pourvoi en cassation est introduit pour la révision du procès de la jeune femme. Un seul indice a été trouvé : une lettre.

À travers un style d’écriture clair et rythmé, Fabiola Richard nous livre des descriptions saisissantes de l’univers carcéral des femmes, évoquant avec une justesse rare l’injustice et l’humiliation subies par une jeune femme davantage victime que coupable.

Biographie de l’auteureThéâtre et écriture : Au lycée, Fabiola Richard obtient un baccalauréat littéraire en 1995 et découvre donc la philosophie. « C’est à ce moment précis que je tombe éperdument amoureuse des mots, qui dès lors, deviendront un véritable exutoire ». Après l’obtention de son baccalauréat, elle passe un BTS dans le domaine agricole. Là, elle y découvre le théâtre. Elle aura l’occasion de jouer le premier rôle, Bartholomé de Las Casas dans la Controverse de Valladolid adaptée au théâtre d’après le livre de Jean-Claude Carrière. En 2012, elle participe à l’écriture d’un recueil de poésies, Le Damier 32, avec cinq autres auteurs francophones. « En faisant ce recueil, et malgré la fierté engendrée, il me manquait quelque chose, un sentiment d’inaccompli. » À la mort d’un ami en 2014, Fabiola Richard reçoit un électrochoc : « C’est à ce moment-là que le processus d’écriture de roman s’est mis en place, et depuis, pas une journée ne se passe sans que je pense à mes personnages ». Un premier roman « Bulle De Vie » toujours en cours d’écriture à l’heure actuelle sera le plus bel hommage qu’elle rendra à cet homme disparu trop tôt. La force du destin : Elle ne s’arrête pas là et vit sa passion avec intensité en se consacrant à l’écriture de plusieurs autres romans. L’inspiration, elle la trouve souvent auprès des gens qu’elle rencontre. Adepte « des drames » qui résonnent en elle, Fabiola Richard se lance donc dans l’écriture d’un roman policier en janvier 2016. En avril de l’année suivante, elle décide d’envoyer son manuscrit à seize maisons d’éditions, et c’est en juillet 2017 qu’elle reçoit deux réponses positives dont celle des Éditions Persée (Hachette). Cependant, l’histoire ne s’arrête pas là puisque Fabiola Richard travaille d’ores et déjà à la suite de ce roman. À la fin de « L’enfer du décor », deux enquêteurs spécialisés de la criminelle apparaissent. Ils seront les personnages principaux du second roman, encore plus palpitant. Fabiola Richard se nourrit également d’un autre projet dans l’univers cinématographique. « Ce roman aurait toute sa place au cinéma. Je vois déjà Sylvie Testud dans le rôle de Virginie, elle seule, serait capable d’incarner un tel personnage. ». Un projet ambitieux, mais de citer « À cœur vaillant, rien d’impossible ».

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