Même le scorpion pleure de Guy Rechenmann

Une sacrée découverte !!!!

meme-le-scorpion-pleureLorsque Anselme VILOC, inspecteur de police à Chambéry, décide de quitter sa région natale, c’est en raison d’un drame familial : il y a cinq ans sa femme Sylvia et sa fille Noémie ont disparu.

Aujourd’hui, installé dans le bassin d’Arcachon, arrivé à Piraillon dans un piteux état, Anselme y vit bien : l’accueil a été très chaleureux et ô miracle, il y a retrouvé sa femme Sylvia et sa fille Noémie qui avaient été kidnappées.

Avant Sylvia était infirmière ; actuellement elle suit une formation d’ostréicultrice, un métier dur, éreintant, où les blessures aux mains sont légions. Mais Sylvia est une battante.

Il y a Lily, douze ans, surdouée, devenue adulte un peu trop tôt. Lorsque son père disparaît, Solange sa mère, a du mal à faire face.

Lily et Anselme sont très liés, confidents, philosophes, les deux amis se rassurent.

Il y a aussi David, qui s’occupe du restaurant « L’Escale » ; David est un peu (beaucoup !!!) le conseiller amical, l’informateur d’Anselme.

Et puis il y a Augustin MIRABEAU. Augustin est célibataire, robuste, pêcheur. Habitant du coin depuis toujours, il a pris, il y a deux ans, sa retraite, un peu contraint et forcé. Il avait décidé de mettre en viager sa petite maison rénovée et c’est l’enfant du pays, Raphaël TOURNEBISE, qu’Augustin aimait comme son fils, qui en avait fait l’acquisition. Aujourd’hui, Raphaël jubile car Augustin est mort : rupture d’anévrisme a dit le légiste.

Au cimetière, Anselme est très triste, tristes comme les pierres. Son grand ami Augustin est mort ; en croisant le regard de Raphaël, le sourire affiché sur son visage laisse à Anselme un goût amer.

Et puis Anselme a un doute sur la mort de son ami ; quelques temps auparavant, une vieille dame est morte d’une rupture d’anévrisme et sa maison avait été mise en viager.Anselme ne peut pas mener l’enquête car il a été mis en congés d’office par le commissaire PLAZIAT – un fan de VICTOR HUGO. C’est Jérémy, l’adjoint d’Anselme qui va mener l’enquête. Surtout que d’autres morts vont arriver …

Car Anselme a d’autres chats à fouetter : enfant adopté, il voudrait rencontrer ses parents biologiques. La recherche ne va pas être facile. Aidé et sur les conseils de Lily, notre inspecteur va être amener à une sacrée introspection. Et ce n’est pas rien …

« Même le scorpion pleure » est le quatrième volet des aventures d’Anselme VILOC et ce n’est pas gênant de ne pas avoir lu les autres histoires. L’auteur fait des rappels.

J’ai beaucoup aimé cette aventure ; l’inspecteur VILOC est un vieux grincheux méticuleux – un mélange d’Hercule Poirot et de Sharko ; il y a du rythme, de l’humour [merci commissaire PLAZIAT], de la musique – du jazz.

L’auteur a cependant réussi à mener de front deux histoires : une histoire policière classique et une autre plus personnelle (pour le personnage principal) sur la recherche de parentalité et c’est plutôt très réussi.

L’enquête personnelle m’a le plus sensibilisée car Lily « notre jeune je sais tout » a un regard sur ce problème très adulte mais aussi très touchant. Ses réflexions sont très souvent déroutantes.

En conclusion je me suis régalée avec cette histoire.

Je remercie chaleureusement les éditions Cairn pour leur confiance. Sortie nationale en mars 2018.

Résumé : Il est des sourires qui camouflent la peine. D’autres cachent la malice, voire le vice, tel celui qu’Anselme Viloc voit se dessiner sur les lèvres de l’une des personnes présentes à l’enterrement de son ami Augustin. Augustin, le colosse, l’indestructible, pourtant mort subitement.
Un viager, une mort inattendue, et ce sourire… Un sourire qui le dérange, le hante même… Anselme, le flic de papier, doit comprendre, mener l’enquête pour chasser cette peine qui l’étreint.

Anselme Viloc est de retour dans le quatrième volet de ses aventures. Un polar mentaliste, comme le qualifie l’auteur, pour trouver la vérité il faut souvent chercher en soi, dans son passé, elle se construit en harmonie avec son environnement, avec le vivant…
Guy Rechenmann, auteur confirmé rejoint les éditions Cairn avec son célèbre héros Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné.

Biographie de l’auteur : Ecrivain et homme de télévision, Guy Rechenmann avoue être un rêveur et un poète. Le hasard, il n’y croit pas beaucoup préférant parler de coïncidences, son thème de prédilection… Il attendra 2008 pour publier un recueil de poésies et de nouvelles « La Vague » éditions Ecri’mages  suivi de cinq romans « Des fourmis dans les doigts »  éditions L’Harmattan et  « Le Choix de Victor »  éditions Vents Salés où se mêlent suspense, poésie et onirisme…
Avec « Flic de Papier », « Fausse Note » et « A la Place de l’Autre » ses derniers romans aux éditions Vents Salés, et « Même le Scorpion pleure » Éditions Cairn il revisite le genre policier d’une façon inattendue grâce au même personnage Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné.
Guy Rechenmann écrit ses romans au Cap-Ferret
« À la place de l’autre » a été finaliste au festival Polar de Cognac

 

1 réflexion au sujet de “Même le scorpion pleure de Guy Rechenmann”

  1. J’ai lu le livre Même le scorpion pleure de l’auteur Guy Rechenmann et j’ai beaucoup aimé ! Ainsi que ses précédents polars tout aussi savoureux.
    J’espère que d’autres lecteurs, lectrices par le biais de votre publication découvriront et appré cieront cet auteur talentueux..

    Aimé par 1 personne

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