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Les jardins d’hiver de Michel MOATTI

Résumé de l’histoire : Fin des années 1970, Argentine.
Il y a des portes qui doivent rester fermées…
Un jeune attaché à l’Institut français prend en stop un homme blessé dont il reçoit les confessions. Jorge Neuman, écrivain très populaire dans son pays alors sous la coupe d’une junte militaire, vient de vivre une tragédie. Sa fille, puis sa femme ont été enlevées par les hommes de Rafael Vidal, l’un des chefs de la police secrète.
Les années ont passé, Jorge Neuman a disparu à son tour, emporté par la mécanique sans faille de la dictature. Le jeune Français n’est plus si jeune, il est rentré à Paris.
Après avoir publié une biographie de Neuman, il décide de retrouver les traces du sinistre Vidal et de reconstruire la vie de l’écrivain disparu.
Confronté à des questions sans réponses, il comprend bientôt qu’enquêter dans le passé d’un homme, c’est forcer des portes qui méritaient de rester closes.

Ca n’engage que moi : Il n’y a pas que Maradona en Argentine, il y a aussi son histoire, sa population, tous ses disparus, kidnappés, torturés, tués, violentés et que l’on oublie trop vite mais pas leurs familles. Tel est le thème principal de cette histoire qui tient plus d’une enquête de mémoire que d’un roman….même si c’est sombre.
La lâcheté des uns a fait le malheur des autres, des soi-disant « amis ».
Hallucinant de honte et d’hypocrisie et toujours pas de réponses.
Il m’a juste manqué un peu de cohérences dans le récit, parfois un peu décousu, c’était parfois un peu poussif. Mais une chose est sûre, cela m’a permis de (re)découvrir cette face obscure de l’Argentine.
Pour ne pas oublier.

Je remercie chaleureusement Agnès CHALNOT et HC Editions pour leur confiance.
Sortie nationale le 22 octobre 2020.

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Mogok d’Arnaud SALAUN

Résumé de l’histoire : Bandian vit seul dans son appartement peuplé de plantes à Pigalle. Serbe d’origine, il se rappelle pourquoi il est arrivé à Paris, moins ce qui l’a poussé à y rester. Sa vie va basculer le jour où on lui confie un contrat pas comme les autres : tuer un magnat de l’armement français, spécialisé dans les drones de combat. Tueur à gages, Bandian aspire pourtant à autre chose, qu’il entraperçoit depuis sa rencontre avec Ailis, jeune photographe noctambule, et son cercle d’amis – son salut ? D’abord accueillante, sa nouvelle famille d’artistes sûrs de leurs goûts, immergés dans la contre-culture techno, témoignera de nuances dans la cruauté dont il ne soupçonnait pas l’existence. Après s’être essayé à la sophistication, Bandian renouera-t-il avec la férocité de ses débuts ?

Ca n’engage que moi : Je n’ai pas réussi à lire ce roman, je ne suis pas arrivée à rentrer dedans, peut-être que l’écriture y est pour quelque chose ou alors peut-être que j’en attendais trop…. Dommage !

Je remercie chaleureusement les éditions du Seuil pour leur confiance.
Sortie nationale le 08 octobre 2020

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La loi des hommes de Wendall UTROI

Résumé de l’histoire : Une plongée glaçante dans le Londres de l’époque victorienne.
Jacques est homme à tout faire pour la mairie de Houtkerque, dans le Nord. Un jour, alors qu’il est chargé d’entretenir le cimetière du village, il découvre des mémoires, rédigées en anglais. Aidé par sa fille, il se met en tête de les traduire, et comprend que leur auteur est un inspecteur des mœurs de Scotland Yard ayant vécu en pleine époque victorienne.
L’aller-retour entêtant, entre hier et aujourd’hui, entre cette loi des hommes et les violences faites aux femmes.

Ca n’engage que moi : Je découvre l’auteur à travers ce roman très sombre, très noir, le point de départ de l’histoire est très original et j’en suis plutôt contente.
La narration est puissante, parfois dérangeante, tellement révoltante ; l’époque et le lieu ont été des éléments très importants dans ce choix de lecture. Les personnages, sombres, miséreux, paumés, violents, menaçants sont tous unanimement à découvrir, pourquoi ? parce qu’ils ont tous une histoire propre à eux, douloureuse, cruelle, une résilience et une force incroyable en même temps pour essayer de vivre et de sortir des bas-fonds, parce qu’il ne faut pas tous les juger, essayer de les comprendre, de les aimer malgré…. oser dénoncer, déjà pour l’époque, les agissements odieux de certains et se battre pour les faire plier….
A lire pour découvrir.

Je remercie chaleureusement les éditions SLATKINE & Cie pour leur confiance.
Sortie nationale le 1er octobre 2020

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Mauvais genre d’Isabelle VILLAIN

Résumé de l’histoire : Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups. Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Ca n’engage que moi : Ca démarre très fort. Pas de temps morts.
Violences conjugales, insultes, mort, transgenre, meurtres en série, enlèvement…. que du très fort, du très lourd.
Les chapitres s’enchaînent, l’écriture est plaisante, le rythme est soutenu.
Petit bémol : ce récit est une suite (Peine capitale et Ames battues) et je n’ai pas lu les deux premières histoires alors il m’a manqué des indices, des informations pour pouvoir profiter pleinement de ce polar…. mais ce n’est pas grave car le dénouement est dans les « Blessures invisibles » que je vais lire bientôt.

Sortie nationale le 15 novembre 2018.

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De soleil et de sang de Jérôme LOUBRY

Résumé de l’histoire : Dans ce quartier chic de Port-au-Prince s’élèvent de belles demeures de pierre entourées de palmiers, de flamboyants et d’arbres orchidées. C’est là que, pour la deuxième fois en une semaine, un couple est retrouvé assassiné dans sa chambre. Deux corps mutilés gisant au pied du lit conjugal. La presse titre déjà sur une série de « crimes vaudous ».
Pourtant l’inspecteur Simon Bélage refuse de tomber dans la superstition. Sur cette île, la corruption et le trafic d’enfants font plus de ravages que le terrible Baron Samedi, le dieu des morts. Simon sait avec certitude que ces crimes sont l’oeuvre d’un être de chair et de sang. Et tous les indices convergent vers un orphelinat fermé depuis près de vingt ans, surnommé la « Tombe joyeuse ».
Mais Simon devrait prendre garde. En Haïti, ignorer les avertissements des esprits, qu’ils soient vrais ou faux, peut se révéler dangereux…

Ca n’engage que moi : Que cette histoire est douloureuse et émouvante, cruelle et attendrissante, révoltante et pleine d’espoir ; un rappel des conséquences du tsunami en Haïti qui a eu le mérite de me rappeler combien ce peuple a été meurtri, aidé puis abandonné.
A travers les yeux d’enfants devenus amis, toute cette violence faite aux plus faibles d’entre eux m’a laissée sans voix ; car l’auteur, sous mots couverts, m’a laissé imaginer toute l’horreur qu’ont traversée ces pauvres orphelins.
Roman très réussi, tant par son écriture, par son histoire, par sa mise en place dans le temps, par sa narration. Quel talent !!
Absolument plein de sentiments et de réflexion sur la lâcheté et les histoires de famille.
A lire de toute urgence.

Sortie nationale le 02 septembre 2020.

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Stavros contre Goliath de Sophia MAVROUDIS

Résumé de l’histoire : Le commissaire Stavros Nikopolidis est un électron libre et désabusé, charmeur invétéré, amateur d’ouzo et de rebetiko, au caractère bien trempé et à l’instinct aiguisé. À peine remis de la traque de son ennemi intime, il se retrouve, sur ordre de sa hiérarchie et de Bruxelles, à devoir collaborer avec les Turcs – ennemis jurés des Grecs depuis toujours – en vue d’interpeller en mer Égée un terroriste embarqué dans une caravane de migrants à destination de l’Europe. Mais Dora, coéquipière de Stavros et ancienne des forces spéciales, semble nourrir une rancune tenace envers ce terroriste et Cengiz, ce chef turc de la police côtière qu’on leur a collé aux basques. Traques effrénées, coups fourrés et retournements se succèdent. La rage qui anime Dora va brouiller les cartes… Et c’est sur une partie de tavli que tout va se jouer !

Ca n’engage que moi : Je l’attendais cette suite avec beaucoup d’impatience.
Dans ce nouveau roman, on retrouve tous les protagonistes de la précédente histoire mais cette fois-ci en plus de l’histoire bien glauque, l’auteure a mis en lumière « Dora ». L’auteure m’a encore une fois fait découvrir une face sombre, cachée et oubliée de la Grèce.
Je suis toujours très contente de lire Sophia MAVROUDIS, elle a une écriture et une narration très incisives, coupantes, froides et en même temps elle réussit à transmettre tout l’amour qu’elle a pour son pays.
J’aurai tellement voulu pouvoir échanger avec elle lors de sa venue au salon de l’Iris noir à Bruxelles mais malheureusement la COVID en a décidé autrement.
A très bientôt, j’espère….

Je remercie chaleureusement les éditions JIGAL pour leur confiance.
Sortie nationale le 15 septembre 2020.

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La porte de Samuel PALLADINO

Résumé de l’histoire : Ville de Dabort, de nuit. L’inspecteur Otten dresse le périmètre de sécurité tout en se remémorant ce qu’il vient de voir à l’intérieur de la maison. Cuisine : sécateur, traces de sang et bougies consumées sur le plan de travail. Collier de serrage et amas de cheveux blonds près du radiateur. Hypothèse : crime rituel. Corridor : hache de cuisine à côté du premier cadavre. Traînée de sang sur le sol jusqu’à la porte du salon. Hypothèse : corps transporté. Bureau : carcasse d’oiseau. Fauteuil sali d’excréments. Taches blanchâtres sur le sol. Hypothèse : sperme. Le bruit d’un moteur déchire le calme de la nuit. Le véhicule des experts scientifiques entre dans la cour. Ville de Dabort, de jour – Quelques mois plus tôt. La voiture de Léo Versari entre dans la cour. Il vient de s’installer avec sa famille dans la maison dont il vient d’hériter. Sa compagne Anaëlle et leur fils Martino ont quitté Paris à contrecoeur pour le suivre. Quelques jours plus tard, en nettoyant la cave, il découvre une porte cachée dans un des murs en brique. Lorsqu’il l’ouvre, les comportements de chaque membre de la famille changent. Vous ne tenez pas en main un livre, mais une porte donnant accès à un monde de terreur. Oserez-vous l’ouvrir ?

Ca n’engage que moi : Une histoire plus centrée sur le paranormal, les fantômes avec cependant un brin de polars.
J’ai frissonné, cette histoire est addictive à souhait. Parfois effrayante, j’ai beaucoup aimé. Une vraie belle découverte. L’écriture est maîtrisée, du suspens, des personnages très « chelous », odieux, sournois. Le lieu de l’histoire est à la fois plein de romantisme et de bien-être et en même temps que de tension et de choses très bizarres.
A lire car pour un deuxième roman c’est plutôt prometteur pour la suite.

Sortie nationale le 19 novembre 2019

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JIRO TANIGUCHI, l’homme qui dessine de Benoit PEETERS (entretiens)

Résumé de l’histoire : Familier de longue date de l’oeuvre de Jirô Taniguchi, Benoît Peeters a mené avec l’auteur de Quartier lointain une série d’entretiens au long cours, la plupart réalisés au Japon avec le concours de Corinne Quentin pour la traduction. Il ne s’agit pas ici d’un travail journalistique, mais du dialogue approfondi de deux auteurs, qui confrontent leurs regards et leurs points de vue. Jirô Taniguchi s’y livre avec sincérité comme il ne l’avait encore jamais fait. De nombreux éléments visuels inédits – photos, dessins, ainsi qu’un récit court en bande dessinée, encore jamais publié – viennent compléter l’ouvrage, pour en faire le grand document de référence consacré au maître japonais.

Ca n’engage que moi : Jiro TANIGUCHI est le plus grand mangaka (avec Osamu TEZUKA) que j’ai découvert. A travers ce livre d’entretiens, le jeu des questions-réponses est très utile pour découvrir la vie, le métier d’un mangaka et surtout le futur de Jiro TANIGUCHI.
Riche de détails, c’est une très bonne lecture pour approfondir mes connaissance.
J’adore.

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Betty de Tiffany McDANIEL

Résumé de l’histoire : “Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.”
La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.
Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

Ca n’engage que moi : Que dire de plus que ce tout le monde dit … je n’irai pas jusqu’au mot « chef d’oeuvre » (excessif à mon avis) mais c’est une formidable histoire familiale, un hymne à l’amour, à la joie, à la désinvolture, à l’effronterie, à l’audace. Tout est minutieusement, et parfois avec beaucoup d’humour, retranscrit. Paradoxalement tout est violemment dénoncé aussi ; la narration intègre pleinement le lecteur à l’histoire. Une longue et douloureuse conversation.
Il y a quelques longueurs qui m’ont ennuyée – surtout au début – trop de descriptifs.
J’ai trouvé que l’auteure avait insufflé deux rythmes à son histoire : une première partie où les mises en place des personnages, les liens entre eux, leurs caractères, leurs façons de vivre sont indispensables et une deuxième partie beaucoup plus vivante, réaliste.
Une fin bouleversante mais pleine d’espoir.
A lire de toute urgence.

Lu en version numérique
Sortie nationale le 20 août 2020

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Une rose seule de Muriel BARBERY

Résumé de l’histoire : Alors qu’elle a traversé la planète pour rejoindre le Japon, une femme franchit la cloison de verre de l’altérité et entre peu à peu dans l’agencement esthétique et spirituel des jardins et des temples de Kyôto. Jour après jour, guidée par celui qui fut l’assistant de son père disparu, ces promenades sont en elle autant de motifs à résonances, chambres d’échos, révélations minuscules puis essentielles de sa personnalité.
Ce roman des origines est un voyage, une géographie secrète, en même temps qu’une transposition poétique de l’énigme du sentiment amoureux.

Ca n’engage que moi : Si j’ai choisi ce livre très particulier de l’auteure, que je découvre, c’est que tout simplement le Japon est au coeur de ce récit mais pas que ….
A travers les yeux d’une jeune femme venue prendre connaissance du testament de son illustre (mais inconnu, vous saurez pourquoi) père, l’auteure a su avec une délicatesse littéraire me faire voyager à travers les innombrables parcs et jardins de Kyoto, une promenade fleurie et odorante.
L’héroïne française est un brin « chiante » mais grâce à son entourage, beaucoup d’amour, de sourires, de légèreté seront présents.
Il y aussi le langage des fleurs très présent dans la culture japonaise qui tient une place très très importante.
J’ai beaucoup aimé.

Lu en version numérique.
Sortie nationale le 19 août 2020