Animal de Sandrine COLLETTE

Résumé de l’histoire : Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes. Un roman sauvage et puissant. 
Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. 
Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher. 

Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. 
Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu. 
Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d’animal. Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours. 
Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même. 

Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.

Ce que j’en pense : J’ai découvert l’univers de l’auteure grâce à son excellent « Des noeuds d’acier » que j’avais littéralement dévoré « des yeux ».
« ANIMAL » promettait beaucoup, au vu des nombreux retours positifs des lecteurs ; noirceur et suspens devaient être au rendez-vous. Mais ça ne l’a pas fait pour moi. Pourtant j’ai été très loin dans ma lecture.
Le début de l’histoire, avec le sauvetage de ces deux gamins et la pauvreté de leur vie, l’entraide dans un camps, la débrouille m’ont ému.
Dans un deuxième temps, j’ai beaucoup aimé l’ambiance décrite de la chasse aux tigres : très réaliste, vivante ; la peur, les bruits, la volonté d’aller au bout de l’aventure, la ruse, le courage, le dépassement de soi.
Je me doutai bien que les deux histoires étaient liées mais voilà ça a fait « FLOP » ; c’était confus, trop lent, je ne voyais pas où l’auteure voulait m’emmener.
Dommage …

Lu en version numérique. Sortie nationale le 07 mars 2019.

Biographie de l’auteure : Sandrine Collette, née en 1970 à Paris est une romancière française.

Sandrine Collette passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient chargée de cours à l’université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.

Elle décide de composer une fiction et sur les conseils d’une amie, elle adresse son manuscrit aux éditions Denoël, décidées à relancer, après de longues années de silence, la collection « Sueurs froides », qui publia Boileau-Narcejac et Sébastien Japrisot. Il s’agit Des nœuds d’acier, publié en 2013 et qui obtiendra le grand prix de littérature policière ainsi que le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne. Le roman raconte l’histoire d’un prisonnier libéré qui se retrouve piégé et enfermé par deux frères pour devenir leur esclave. En 2014, Sandrine Collette publie son second roman : Un vent de cendres (chez Denoël). Le roman commence par un tragique accident de voiture et se poursuit, des années plus tard, pendant les vendanges en Champagne. Le roman revisite le conte La Belle et la Bête.

LUCA de Franck THILLIEZ

FRANCK SHARKO le retour ….

Résumé de l’histoire :  » Existe-t-il encore un jardin secret que nous ne livrions pas aux machines ? « . Partout, il y a la terreur. Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée. Partout, il y a la terreur. Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt. Partout, il y a la terreur. Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort. Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire. S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre. C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

Ce que j’en pense : Déçue par les dernières aventures de « SHARKO », j’attendai, comme tous les ans, avec impatience ce nouveau récit ; et je n’ai pas été déçue ; je n’ai pas été surprise de retrouver toute l’équipe de (Franck) SHARKO, avec une nouvelle recrue féminine qui ose s’imposer dès le départ, mais j’ai surtout eu le bonheur de retrouver le vrai Franck, celui qui mène sa brigade au bout du bout, qui se bat contre sa hiérarchie, qui fait fi de ses nouvelles fonctions.
Toujours aussi sombre, déprimé, fatigué, j’ai été doucement bercée par LUCA (ceux qui ont lu le livre sauront à quoi je fais référence … chuuuuut pour les autres !!!).
Le 36 a été délaissé pour les Batignolles et la description du nouveau bâtiment nous fait découvrir le moderne centre-commercial de l’enquête policière. Plutôt réussi.
« Origines » (nouvelle gratuite – voir mon retour lecture) et « LUCA » sont étroitement liés : la recherche sur le ralentissement du vieillissement et la recherche sur l’ADN vont éveiller de nombreux questionnements. Mais pas que ….
L’enquête est menée tambour-battant et les quelques 504 pages se dévorent sans temps mort.
Voilà qui m’a redonné envie de continuer à suivre Franck SHARKO, Lucie et les autres.

Lu en version numérique. Sortie nationale le 02 mai 2019.

Biographie de l’auteur :  » Existe-t-il encore un jardin secret que nous ne livrions pas aux machines ? « . Partout, il y a la terreur. Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée. Partout, il y a la terreur. Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt. Partout, il y a la terreur. Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort. Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire. S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre. C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

L’auteur dessine sur mon carnet de dédicaces au salon « l’Escargot noir » à Sens, en mai dernier. (photo personnelle)

Dieu pardonne, lui pas ! de Stanislas PETROSKY

Résumé de l’histoire : Estéban Lehydeux, dit Requiem, est de retour. Le curé exorciste débarque cette fois sur le port du Havre. Il y découvre un docker bien sous tous rapports ? si, si ça existe ?, accusé de meurtre ; une boîte d’import-export d’objets et de matériels pas bien catholiques ; un syndicaliste forcené mais pas mauvais bougre ; des fanas du troisième Reich ; et bien évidemment une accorte jeune femme tellement mal fringuée qu’il s’empresse toujours, dès qu’il la croise, de la déshabiller ! Entouré de ces drôles de paroissiens notre héros, un Don Camillo carburant à la bière plus qu’à l’eau bénite, va devoir jouer du goupillon et faire quelques entorses aux règles de son ministère pour parvenir à distinguer le bon grain de l’ivraie… Ce deuxième épisode des aventures de Requiem est basé sur un fait réel : l’histoire de Jules Durand, qui défraya la ville du Havre en 1910. Cette sorte d’affaire Dreyfus dans le monde ouvrier est encore dans les mémoires de nombreux havrais.

Ce que j’en pense : Requiem revient pour une nouvelle enquête dans le port du Havre (dont l’auteur est originaire) et tirée de faits réels du début des années 1910.
Un plus sérieux que dans la première histoire, j’ai pris à nouveau beaucoup de plaisir à lire ce récit et à me balader dans les rues du port du Havre que j’ai pu visiter durant la fête des 500 ans de la ville. Encore beaucoup d’humour, de jeux de mots mais avec du raffinement en plus. L’auteur monte en puissance dans la qualité de son écriture ; les dialogues sont moins lourds, la collecte d’informations et le déroulement de l’enquête sont mieux construits et avec sérieux. Un vrai columbo, notre curé-exorciste.
Pour un bon moment de détente à lire en deux récits d’horreurs !!!

Lu en version numérique. Sortie nationale le 14 avril 2017.

Biographie de l’auteur : Stanislas Petrosky, de son vrai nom Sébastien Mousse, est un écrivain qui vit en Normandie.

C’est après une première vie de thanatopracteur qu’il rentre en écriture. 

Après quelles nouvelles, il se lance dans l’écriture d’un roman noir historique « Ravensbrück mon amour » (2015) et reçoit le Grand prix des Blogueurs 2016 qui sera suivi par une romance noire sur la dépression « L’amante d’Etretat » (2016). 

En 2016, il publie « Je m’appelle Requiem et je t’… », puis la suite, « Dieu pardonne, lui pas ! », aux éditions LaJouanie, en 2017. 

Aujourd’hui avec son personnage de Requiem, prêtre exorciste déjanté, il égale les grands auteurs du noir burlesque avec un style mêlant humour et polar.

En pleine dédicace, lors du salon « l’Escargot noir » à Sens en mai dernier

Origines de Franck THILLIEZ

L’extinction du monde … Déroutant.

Résumé de l’histoire : Au cours de la nuit du 31 décembre 1999, alors que d’autres fêtent l’arrivée du Nouvel An, la doyenne de l’humanité, Marie Pasteur, s’éteint doucement dans sa chambre d’hôpital. À son chevet, Claire, infirmière à la maternité située deux étages plus bas, assiste aux derniers instants de son arrière-grand-mère. Soudain, elle est témoin d’un phénomène inexplicable : Marie, dont le cœur avait pourtant cessé de battre, revient à la vie. Au même moment, dans cette clinique, les bébés meurent les uns après les autres, sans explication plausible… À la fois conte philosophique et récit fantastique, Origines aborde des problématiques liées à la survie de la planète. Glaçant.

Ce que j’en pense : dans cette petite nouvelle (23 pages) téléchargeable gratuitement, l’auteur s’est inspiré de la doyenne française, Jeanne Calment, pour remonter le temps dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et être le témoin de l’extinction de la race humaine.
Et si tout cela n’était pas qu’un rêve !!!!!

A lire bien évidemment.

Lu en version numérique. Sortie nationale le 02 mai 2019.

Biographie de l’auteur : Franck Thilliez, né le 15 octobre 1973 à Annecy, est un  écrivain  français, auteur de romans policiers et de thrillers, également scénariste.

Si je serais grande d’Angélina DELCROIX

Ames sensibles s’abstenir …
Un conseil à toutes les mères de famille : à ne surtout pas lire le soir … sauf si vous aimez les sensations fortes !!!!

Résumé de l’histoire : 2006. Deux petites filles disparaissent le même jour, sans laisser de traces. Elles sont voisines, mais n’étaient pas ensemble au moment de leur enlèvement. Eleanor, bientôt six ans, vit dans la crainte de déplaire à ses parents. La tête pleine d’images et de souvenirs, est-elle la menteuse que décrit sa mère ? 2016. Des cadavres d’enfants viennent d’être découverts. Au milieu des corps, une survivante. Enceinte de quatre mois et toujours profondément marquée par sa précédente enquête, l’adjudante Joy Morel se retrouve à la tête d’une enquête éprouvante qui va l’entraîner aux frontières de l’inimaginable.

Ce que j’en pense : « Si je serais grande » est la suite de « Ne la réveillez pas » mais les deux histoires sont indépendantes et peuvent se lire séparément. Au prime abord, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le récit car l’auteure fait des rappels sur l’équipe d’enquêteurs présente dans le premier livre mais très vite il y a eu un déclic, assez tôt dans la narration, qui m’a permis de me jeter à yeux perdus dans cette horreur. Car il s’agit bien d’une insoutenable intrigue. Tirée de faits réels (qui ont eu peu d’échos en France car étouffés par le gouvernement de l’époque mais dénoncés par les Pays-Bas et la Belgique au milieu des années 2000), l’auteure a osé parler et dénoncer l’omerta dans les milieux très sélects de notre société : le kidnapping, la prostitution des jeunes enfants. Dépossédés de leur personnalité et jetés en pâture à tous ces ploutocrates (médecins, juges, politiques, policiers, avocats, etc …) pour assouvir leurs pulsions, les séquelles sont irréversibles ou très longues à guérir. Quel barbarisme !!!!
Un récit qui m’a bouleversée, secouée, intérrogée sur la confiance que l’on peut faire. Méfions-nous de l’eau qui dort.
Une énorme pensée pour tous ces gamins brutalisés et confrontés à toutes ces atrocités.

Bravo Angélina, vous avez eu le mérite de déterrer une histoire oubliée.

Lu en version numérique. Sortie nationale le 21 mars 2019.

Biographie de l’auteure : Née en 1978, à Luçon, après une licence de génétique, et des études en psychothérapie, Angélina Delcroix est actuellement (2017) psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.

Salon du polar « l’Escargot noir » mai 2019 à Sens. D’une extrême gentillesse et douce … un vrai plaisir de discuter avec l’auteure. (photo personnelle)

Une bonne intention de Solène BAKOWSKI

J’aime beaucoup cette couverture de livre …

Quand les choix que tu fais ne sont pas
les bons !!!!

Résumé de l’histoire : « Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront
le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école.
On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

Le livre est découpé en trois parties :

  • L’histoire débute par l’enterrement de Karine, la maman de Mati (Mathilde), une petite fille de neuf ans. Quelques mois plus tard, la douleur est toujours aussi forte ; pour essayer de trouver du réconfort, Mati se rapproche de sa maîtresse ; elle écrit aussi des lettres à sa mère pour garder l’illusion de la vie.
    Mati vit avec sa grand-mère Eliane, une femme autoritaire. Le père de Mati est englué dans sa peine et ne voit rien de la souffrance de sa fille.
    Un soir, Mati ne rentre pas de l’école : fugue ou kidnapping.
  • Rémi est un jeune adulte qui travaille à la poste ; il trie le courrier. Rémi est un garçon un peu particulier, différent : timide, rêveur, décalé. Un matin, pendant son travail, une enveloppe étrange attire son attention.
  • Le dénouement de cette histoire dévoile toutes les vérités.

Le deuxième livre de l’auteure (le premier pour moi) est d’une sensibilité incontestable : égoisme, folie maternelle, amitié, amour et gentillesse sont rendus par une noirceur et un réalisme des mots étonnants. L’auteure pose également la gestion des décisions prises lorsque celles-ci sont catastrophiques. Comment haïr une personne parce qu’elle ne fait pas les bons choix. Une écriture simple, captivante ; les émotions sont formidablement bien transmises.

Un très bon moment de lecture et une très belle rencontre au salon « l’Escargot noir » à Sens en mai dernier. Je vous le recommande vivement.
Lu en version numérique. Sortie nationale le 14 mars 2018.

Biographie de l’auteure : Solène Bakowski est née le 22 septembre 1981 à Paris.

Elle est actuellement enseignante.

Elle vit à Paris avec son époux et sa fille.

Je m’appelle Requiem et je t’…. de Stanislas PETROSKY

Résumé de l’histoire : Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche. Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas.

Le père Esteban LEHYDEUX dit Requiem est un curé pas comme les autres : exorciste, il est aussi un amoureux de la vie au sens le plus large du terme.
Entre gaudrioles, bitures, parties fines, il n’en reste pas moins un justicier des causes perdues.
Entre humour, amour et impartialité.
A lire pour rire et se détendre.

Lu en version numérique. Sortie nationale le 08 juillet 2016.

Biographie de l’auteur : Stanislas Petrosky, de son vrai nom Sébastien Mousse, est un écrivain qui vit en Normandie.

C’est après une première vie de thanatopracteur qu’il rentre en écriture. 

Après quelles nouvelles, il se lance dans l’écriture d’un roman noir historique « Ravensbrück mon amour » (2015) et reçoit le Grand prix des Blogueurs 2016 qui sera suivi par une romance noire sur la dépression « L’amante d’Etretat » (2016). 

En 2016, il publie « Je m’appelle Requiem et je t’… », puis la suite, « Dieu pardonne, lui pas ! », aux éditions LaJouanie, en 2017.